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Alstom: Montebourg reporte son entrevue avec le patron de General Electric

Arnaud Montebourg plaide pour un rapprochement Alstom-Siemens

Arnaud Montebourg plaide pour un rapprochement Alstom-Siemens - -

Le ministre de l'Economie a reporté ce dimanche sa rencontre avec le patron de GE, Jeffrey Immelt, qui vient à Paris pour finaliser le rachat des activités énergies d'Alstom. Le gouvernement soutient, lui, l'offre de l'allemand Siemens qui vient de faire savoir qu'il est "prêt à discuter coopération" avec Alstom.

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ne recevra finalement pas ce dimanche Jeffrey Immelt, le patron du General Electric venu lancer l'offre de rachat des activités énergies d'Alstom pour 10 milliards d'euros.

"Le gouvernement souhaite disposer du temps nécessaire à un examen sérieux des propositions" (de GE et de Siemens) a indiqué ce midi Bercy. De son côté, "le Premier ministre suit de près le dossier. Quant aux contacts, il a chargé Arnaud Montebourg d'assurer les premiers échanges", a expliqué Matignon à l'AFP.

Un conseil d'administration du groupe français est d'ailleurs prévu ce dimanche en fin d'après-midi. Mais il n'est pas certain qu'il soit décisif et qu'un mandat de négociations exclusives avec GE soit donné à la direction d'Alstom.

Montebourg a plusieurs "plans B"

La course de vitesse est engagée. Dans un communiqué publié ce dimanche matin, le groupe allemand Siemens, fait savoir qu'il est "prêt à discuter coopération avec Alstom" sans toutefois évoquer pour l'instant d'offre de rachat. Mais à la différence de celle de GE, cette solution aurait le soutien du gouvernement français, même si Siemens est le concurrent historique d'Alstom. Et qu'en 2004, Nicolas Sarkozy alors à Bercy avait tout fait pour éviter la fusion.

Dès vendredi, Arnaud Montebourg faisait savoir que le gouvernement "travaille à d'autres solutions et éventualités que celles imaginées seules et sans que le gouvernement n'en ait été informé par Alstom".

 "J'ai rencontré monsieur Patrick Kron hier. Avec le Premier ministre nous rencontrerons prochainement le président de General Electric afin de placer le dialogue sur le terrain de ces préoccupations", a ajouté le ministre. 

"Alstom est le symbole de notre puissance industrielle et de l'ingéniosité française [...] le gouvernement exprime une préoccupation et une vigilance patriotiques", a-t-il continué, pointant "le risque sérieux de perte d'un centre de décision".

Selon le JDD de ce dimanche, l'Elysée et le ministère de l'Economie auraient réflechi à plusieurs autres solutions: rapprochement d'Alstom et de Schneider, d'Areva ou encore Safran et Thales. De son côté, bpifrance, la banque publique d'investissement, pourrait se substituer à Bouygues qui veut vendre sa participation dans Alstom.

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P.C