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France Télévisions soupçonnée de favoritisme

Le groupe audiovisuel public n'aurait pas respecté les règles d'attribution des marchés pour ses contrats liés à la communication.

Le groupe audiovisuel public n'aurait pas respecté les règles d'attribution des marchés pour ses contrats liés à la communication. - -

Le groupe d'audiovisuel public fait l'objet d'une enquête sur l'attribution de contrats de sous-traitance à des entreprises créées par d'anciens salariés, révèle Le Parisien ce 23 juillet.

France Télévisions est dans le collimateur de la justice. Selon Le Parisien de ce mardi 23 juillet 2013, le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke vient de procéder à une série d'auditions. Au cœur de l'affaire: plusieurs contrats de sous-traitance sur lesquels pèsent des soupçons de favoritisme et de prise illégale d'intérêts.

L'affaire remonte à l'époque où le groupe public était dirigé par Patrick de Carolis. Entre 2009 et 2010, l'entreprise commande à plusieurs prestataires des contrats de conseil dans le domaine de la communication, de la stratégie ou des ressources humaines. Au total, 22 millions d'euros de contrats divers.

Un discours de Carolis facturé 7.000 euros

Le problème vient de l'identité des prestataires : l'agence Bygmalion, par exemple, créée par Bastien Millot, un ancien cadre dirigeant de France Télévisions. Sa société a fourni pêle-mêle du conseil stratégique, de la veille internet et même la rédaction d'un discours pour Patrick de Carolis, facturé 7.000 euros !

Deux autres sociétés-prestataires ont aussi la particularité d'avoir été créées par d'anciens dirigeants de France Télévisions juste après leur départ à la retraite. Face aux soupçons de favoritisme, une information judiciaire a été ouverte. Les principaux intéressés, eux, assurent que les règles ont été respectées pour l'attribution de tous ces contrats

Simon Tenenbaum