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Bridgestone promet 16 millions d'euros pour la "revitalisation" du site de Béthune

Après la fermeture de son usine de Béthune, Bridgestone va verser 16 millions d'euros pour revitaliser le territiore. L'usine, parmi les plus gros employeurs du bassin d'emploi, existait depuis 1961.

Le géant japonais du pneumatique Bridgestone a annoncé vendredi verser 16 millions d'euros, soit "trois fois" plus que "l'obligation légale", pour la "revitalisation du territoire" après avoir fermé son usine de Béthune qui employait plus de 800 salariés.

"Par la signature d'une convention de revitalisation, et en complément des mesures d'accompagnement prévues dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi, Bridgestone France a souhaité contribuer volontairement à hauteur de 16 millions d'euros à la revitalisation du territoire, au-delà de son obligation légale", fait valoir dans un communiqué la filiale européenne de Bridgestone Corporation.

Renforcer l'attractivité industrielle du territoire

Bridgestone entend ainsi "favoriser la création d'activités et le développement de l'emploi", en vue de "la réindustrialisation du site de Béthune", dans le Pas-de-Calais.

"La signature de cette convention vient renforcer l'accord préalablement signé avec SIG, la filiale aménagement et immobilier de LOG'S, pour l'acquisition et l'aménagement industriel du site de Béthune car il facilitera l'attraction de divers projets au sein du Pôle Industriel MultiTechnologies", souligne Bridgestone.

Bridgestone s'engage par ailleurs à "la participation à la création d'un fonds territorial d'amorçage afin de renforcer l'attractivité industrielle du territoire et d'accélérer le développement d'entreprises locales" dans l'agglomération de Béthune-Bruay-Artois-Lys-Romane, voire "quelques agglomérations limitrophes au sein du département".

La fermeture de l'usine avait été brutalement annoncée en septembre 2020, le géant du pneu invoquant une surcapacité de production en Europe et la concurrence asiatique à bas coûts.

L'usine, parmi les plus gros employeurs du bassin d'emploi, existait depuis 1961. Au moment de sa fermeture le 30 avril, le président de la communauté d'agglomération Olivier Gaquerre rappelait essayer d'obtenir le remboursement de 1,25 million d'euros versé au groupe japonais en 2007, qui n'a jamais créé les 50 emplois promis en échange.

P.D. avec AFP