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Oudéa (Société Générale): "il n'y a plus un centime de la BCE chez nous"

Frédéric Oudéa était l'invité de Stéphane Soumier ce mercredi 12 février dans Good Morning Business.

Frédéric Oudéa était l'invité de Stéphane Soumier ce mercredi 12 février dans Good Morning Business. - -

Le président directeur général de Société générale, invité de BFM Business ce mercredi 12 février, a décrypté les résultats de sa banque qui a presque triplé son bénéfice en 2013.

Société générale a publié, ce mercredi 12 février, des résultats que devraient satisfaire les marchés. Le bénéfice net 2013 a presque triplé par rapport à 2012, à 2,2 milliards d'euros.

A cette occasion, le président du groupe, Frédéric Oudéa, intervenait sur BFM Business pour détailler la nouvelle ère dans laquelle s'engage la banque. Désormais "nous sommes complètement en règle avec le nouvel ordre réglementaire. On a remboursé la totalité du fameux LTRO, il n'y a plus un centime de la Banque centrale européenne chez nous", se réjouit-il.

La banque se fixe donc de nouveaux objectifs. Le taux de redistribution va passer de 27% à 40% en 2014, explique le patron de la banque. "On revient à la normale, après avoir demandé des efforts à nos actionnaires".

10% de rentabilité, "un minimum"

En termes de rentabilité, la banque veut passer de 8,4% à 10%. "Ce serait bien moins qu'avant la crise, et moins que les entreprises industrielles", précise le dirigeant. Mais "c'est le minimum qu'il faut atteindre".

La croissance externe? Ce n'est "pas la priorité en 2014". Il va d'abord falloir "passer ces tests (européens de solidité, ndlr), et continuer à transformer nos métier" avec en ligne de mire "la banque de détail et le digital". Mais Société générale va néanmoins être attentive aux opportunités "dans les cinq prochaines années".

Sur d'éventuelles suppressions de postes, Frédéric Oudéa botte en touche: "pour s'adapter au changement de comportement des clients, nous avons des ambitions de développement de certains métiers, si nous sommes compétitifs à travers un coût du travail acceptable, on pourra le faire, sinon on aura plus de difficulté."

L'établissement est en tout cas clairement en train de se métamorphoser. "Dans le futur, nous aurons probablement moins d'agences, mais qui deviennent des flagship", sur le modèle de la nouvelle agence haut de gamme des Champs Elysées, qui vient d'être inaugurée à Paris. Ils "donneront aux clients l'envie de venir, du plaisir, et une énorme valeur ajoutée en matière d'épargne".

N.G.