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Frédéric Oudéa (Société Générale): "la confiance est là"

Frédéric Oudéa était l'invité de BFM Business ce jeudi 7 novembre

Frédéric Oudéa était l'invité de BFM Business ce jeudi 7 novembre - -

Frédéric Oudéa, PDG de Société Générale, était l'invité de BFM Business ce jeudi 7 novembre. S'il reconnait que la reprise n'est pas encore là, il reste confiant pour la suite. Il n'a pas voulu s'exprimer sur les suppressions d'emplois dans sa banque.

Frédéric Oudéa en est persuadé, la confiance est revenue. Le PDG de Société Générale, invité de BFM Business ce jeudi 7 novembre, estime que "sur le plan économique, en France, il n'y a pas encore de véritable reprise. Mais il y a une forme de stabilisation et nous nous attendons à une reprise progressive l'année prochaine". Et il poursuite, "la BCE a agi de manière très efficace y a un an et demi pour rétablir la confiance".

Aux détracteurs des banques qui affirment qu'elles refusent l'accès aux crédits pour les entreprises, Frédéric Oudéa répond: "il y a des enquêtes de la BCE auprès de milliers d'entreprises en Europe. En France, 90% des entreprises disent avoir accès en tout ou partie aux crédits d'investissements qu'elles souhaitent avoir".

Il avoue néanmoins qu'il existe encore un problème de distribution de crédits en Europe, qui devrait se résorber avec la mise en place de l'union bancaire. "Le gendarme était français, il devient européen. Il y aura donc des règles plus harmonieuse, un rétablissement de la confiance dans le système bancaire européen vis-à-vis des partenaires américains et asiatiques".

400 suppressions de postes?

Mais si la confiance est revenue et que la croissance ne va pas tarder à repartir, cela n'empêche pas la banque -qui a multiplié par six son bénéfice net au troisième trimestre, à 534 millions d'euros, et atteint plusieurs objectifs qu'elle s'était fixés pour la fin de l'année, notamment en matière de solvabilité- d'envisager supprimer 400 postes entre 2014 et 2015, selon une information des Echos de ce 7 novembre.

Frédéric Oudéa a refusé de commenter cette information, mais il précise: "nous devons d'abord en discuter avec nos syndicats". Preuve que quelque chose se trame bien.

D'ailleurs, le PDG de Société Générale a expliqué que sa banque "est une entreprise ordinaire et comme toute entreprise, elle doit anticiper et s'adapter. Les banques font face à un besoin de transformation particulier. La crise que nous avons connue est exceptionnelle. Mon rôle, en tant que chef d'entreprise, c'est préparer Société Générale aux métiers de demain pour préserver les activités, être compétitif"

Il a ajouté: "nous continuons à transformer nos métiers, c'est le défi des deux prochaines années. Nous faisons cela dans le cadre d'un dialogue social extraordinairement nourri, dans le cadre d'un accord national, avec nos syndicats. Nous le faisons avec de dispositif de mobilité interne, de reclassement".

Diane Lacaze