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BNP Paribas: une amende de 16 milliards de dollars un temps évoquée

BNP Paribas est au centre des négociations entre Washington et Paris.

BNP Paribas est au centre des négociations entre Washington et Paris. - -

Selon l'agence Reuters, ce vendredi 6 juin, les autorités américaines auraient évoqué une amende de 16 milliards de dollars comme "tactique de négociations" dans ce dossier. Mais selon nos informations, ce montant n'est pas d'actualité.

Les chiffres extravagants se multiplient dans le dossier BNP Paribas. Selon Reuters ce vendredi 6 juin, la justice américaine aurait évoqué un temps une amende de 16 milliards de dollars visant la banque pour avoir contourné un embargo américain sur plusieurs pays dont l'Iran.

Mais ce montant de 16 milliards de dollars "n'est pas d'actualité", a assuré une source proche du dossier à BFM Business. Il s'agissait d'une tactique de négociation américaine pour faire monter les enchères.

L'agence Reuters citait deux sources proches du dossier. Selon ces deux sources, les autorités américaines auraient suggéré "à un moment donné" que la banque règle une amende de 16 milliards de dollars.

Au delà-des informations rapportée par Reuters ce vendredi, la justice américaine semble continuer d'augmenter la pression sur la banque française. Des rumeurs rapportées jeudi par la presse américaine ont fait état d'une possible démission de Baudouin Prot, le président de la banque, comme gage de bonne volonté auprès des autorités américaines. Ces rumeurs n'ont toutefois pas été étayées.

Un membre de l'équipe dirigeante en ligne de mire

Par ailleurs, l'agence américaine Bloomberg rapporte, ce vendredi, que Benjamin Lawsky, le chef de la régulation bancaire new-yorkaise demanderait désormais la démission du directeur général délégué de BNP Paribas, Georges Chodron de Courcel.

Dans le même temps, sur RTL, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères qui assistait hier soir au dîner entre François Hollande et Barack Obama, a, comme Michel Sapin la veille, affirmé que ce dossier pourrait avoir des conséquences négatives sur les négociations liées au traité transatlantique.

J.M. avec BFMbusiness