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BNP Paribas: un autre dirigeant aurait quitté la banque

Des hauts dirigeants de BNP Paribas quittent la banque.

Des hauts dirigeants de BNP Paribas quittent la banque. - -

Après Georges Chodron de Courcel, c'est Dominique Remy qui aurait quitté la banque. Il dirigeait le département de banque de financement et d'investissement de la filiale belge de l'établissement.

L'hémorragie continue. Un autre haut dirigeant de BNP Paribas, dont les autorités américaines ont demandé la tête dans le cadre des négociations avec la banque française accusée de violation d'embargos, a quitté le groupe, a-t-on appris ce vendredi 13 juin de différentes sources.

Dominique Remy, 60 ans, qui dirigeait le département de banque de financement et d'investissement de la filiale belge de l'établissement, BNP Paribas Fortis, fait partie de la douzaine de têtes réclamées par le régulateur bancaire de l'Etat de New York, Benjamin Lawsky, a indiqué à l'AFP une source.

Dominique Remy, diplômé d'HEC et de Sciences-Po, a quitté la banque mi-mai, a confirmé une autre source.

Contactée par l'AFP, Cesaltine Gregorio, une porte-parole de la banque française à New York a refusé de commenter.

Amende de 10 milliards de dollars

Il s'agit du deuxième haut dirigeant de BNP Paribas à faire les frais des pressions américaines sur la banque, accusée d'avoir enfreint un embargo américain en réalisant des opérations en dollars avec des pays comme l'Iran ou le Soudan, entre 2002 et 2009.

Les autorités américaines auraient aussi obtenu la tête d'un autre de ses responsables, Vivien Lévy-Garboua, selon une source proche du dossier.

Jeudi, BNP Paribas a annoncé le départ d'un autre haut dirigeant, Georges Chodron de Courcel, directeur général délégué et président du conseil d'administration de la filiale suisse.

Aucune poursuite judiciaire n'a été engagée outre-Atlantique contre la banque ou l'un de ses responsables, le litige faisant, comme il est de mise habituellement aux Etats-Unis, l'objet d'intenses négociations pour éviter d'en arriver aux tribunaux.

Les autorités américaines (département de la Justice et M. Lawsky) reprochent à BNP d'avoir enfreint des embargos américains en réalisant des opérations en dollars avec des pays comme l'Iran, Cuba et le Soudan entre 2002 et 2009.

Selon la presse américaine, la banque française est sous la menace d'une amende de 10 milliards de dollars (7,34 milliards d'euros) et d'une suspension temporaire de ses activités aux Etats-Unis.

D. L. avec AFP