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Déconfinement: 250 enseignes commerciales réclament une réouverture "au plus tard le 10 mai"

Les enseignes et fédérations à l'origine de cette tribune réclament également la confirmation et un renforcement des aides promises par le gouvernement.

Ikea, Celio, Sport 2000…. Dans les colonnes du Parisien ce jeudi, 250 enseignes et fédérations publient un plaidoyer "pour une réouverture impérative de tous les commerces au plus tard le 10 mai". "Depuis le 3 avril, plus de 150.000 magasins sont fermés à la suite de la décision du Président de la République de restreindre les activités des commerces dits ‘non essentiels’", rappellent les professionnels en préambule.

Parmi eux, "une très grande partie" est fermée "depuis le 31 janvier" et "aura ainsi connu près d’un jour sur deux d’arrêt depuis le début de l’épidémie de Covid en mars 2020".

Une réouverture le 10 mai permettrait à ces commerces de profiter d’un mois habituellement dynamique avec la fête des mères mais également de "bénéficier du week-end de l’Ascension où on sait que les clients vont avoir du temps pour faire leurs achats et cela permettrait de lisser la fréquentation en magasin sur l’ensemble de ce grand week-end", explique Yohann Petiot, président de la Fédération des enseignes de l'habillement et directeur général de l'Alliance commerce, signataire de la tribune.

"Confirmer et renforcer les aides"

"Après avoir perdu plus de 20 % de chiffres d’affaires en moyenne en 2020, nous avons encore perdu plus de 30 % d’activité depuis le début de l’année et chaque semaine de fermeture appauvrit et fragilise nos réseaux", poursuivent les 250 enseignes à l’origine de la tribune qui jugent "vitale" une réouverture à court terme.

Elles réclament en outre un maintien des aides de l’État, d’autant que "trop d’entreprises n’ont encore rien perçu depuis le début de l’épidémie à l’exception du chômage partiel". Pourtant, le gouvernement "a pris des engagements fermes sur l’indemnisation des charges fixes, des loyers et des stocks invendus" et il devra "confirmer, renforcer et verser rapidement des compensations à la hauteur des enjeux".

En effet, "la durée de fermeture est déjà extrêmement longue et chaque jour qui passe, chaque semaine qui passe, fragilise encore un peu plus ces entreprises" qui ont des "besoins très importants de trésorerie", déplore Yohann Petiot. Et de marteler: "Il faut que nous ayons une date de réouverture le plus tôt possible. Il faut que les entreprises puissent bénéficier des aides promises par le gouvernement. Il faut que ces dispositifs soient confirmés et que le versement des aides soit extrêmement rapide".

"Faciliter la vaccination" des salariés

Les fédérations et enseignes commerciales assurent en outre que leur protocole sanitaire, déjà renforcé en novembre, est prêt pour accueillir les clients. Avant de promettre de mettre "tout en œuvre pour faciliter la vaccination de l’ensemble de (leurs) collaborateurs en magasin qui le souhaitent".

Et les auteurs du plaidoyer de réitérer leur demande de pouvoir ouvrir "tous les points de vente, quelle que soit leur taille et leur localisation (…) au plus tard le 10 mai". "Il faut l’acter dès à présent afin que nous puissions l’anticiper, la préparer avec nos salariés et les rassurer. C’est seulement ainsi que nous parviendrons à sauver nos entreprises et les centaines de milliers d’emplois qu’elles représentent dans l’ensemble des territoires", concluent-ils.
https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco