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Pierre Gattaz (Medef): "oui à l'augmentation de la TVA"

Pierre Gattaz, président du Medef, conteste le silence du patronat dans la crise sociale actuelle

Pierre Gattaz, président du Medef, conteste le silence du patronat dans la crise sociale actuelle - -

Le président du Medef a réclamé à François Hollande, ce dimanche 17 novembre, un pacte national de croissance et d'emploi. Il s'est par ailleurs déclaré favorable aux hausses de TVA pour faire baisser le coût du travail.

Pierre Gattaz est l'un des rares en France à se déclarer ouvertement favorable à la hausse de la TVA au 1er janvier.: "cela nous paraît bien".

Invité du Grand Jury sur Europe 1, ce dimanche 17 novembre, le président du Medef a expliqué que cette hausse " permet de baisser le coût du travail", ce qui est la priorité du Medef. Il a rappelé que plus globalement son organisation plaidait pour une baisse massive des charges des entreprises de 50 milliards d'euros.

Pierre Gattaz a également demandé au chef de l'Etat la mise en place d'un pacte national pour la croissance et l'emploi". Tout en réclamant "un moratoire sur tous les projets de loi qui touchent l'entreprise et l'économie".

"Le Medef n'a pas disparu"

Le président du Medef a contesté que le patronat soit silencieux et absent face aux mouvements actuels de grogne fiscale et sociale. " Le Medef n'a pas disparu (..) Nous avons fait 32 propositions pour les retraites et 11 pour l'apprentissage", a rappelé Pierre Gattaz. Mais "n'attendez-pas du Medef qu'il mette de l'huile sur le feu (...) "on ne va pas mettre de la chienlit pour la chienlit", a-t-il ajouté. D'ou la nécessité d'un pacte pour l'emploi.

Le patron du Medef a rappelé que les entreprises proposent de créer un million d'emploi sur cinq ans. "Il y a 400.000 emplois non pourvus en France", a-t-il estimé.

Pour lui, c'est un gisement d'emploi. Il faut également réformer l'apprentissage afin que les 500.000 jeunes sans emploi puissent en profiter. "L'entreprise, c'est la solution au chômage", a-t-il lancé. En tout cas, il ne croit pas à l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année.

P.C