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Pas d'avancée dans les discussions sur les retraites

Le ministre du Travail Eric Woerth à son arrivée à la réunion sur la réforme des retraites avec les représentants syndicaux. Les principales organisations ont refusé de se prononcer sur le projet de loi, jugeant que le cadre de dialogue choisi par le mini

Le ministre du Travail Eric Woerth à son arrivée à la réunion sur la réforme des retraites avec les représentants syndicaux. Les principales organisations ont refusé de se prononcer sur le projet de loi, jugeant que le cadre de dialogue choisi par le mini - -

PARIS (Reuters) - Les discussions sur la réforme des retraites que le ministre du Travail voulait poursuivre lundi avec les partenaires sociaux...

PARIS (Reuters) - Les discussions sur la réforme des retraites que le ministre du Travail voulait poursuivre lundi avec les partenaires sociaux n'ont pas permis d'avancée.

Les plus grands syndicats ont refusé d'émettre un avis sur le projet de loi en expliquant que la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) qu'Eric Woerth réunissait ce lundi n'était pas le cadre approprié.

La CGT a critiqué une "instrumentalisation" de cette commission, tandis que la CFDT a fait part de sa surprise de voir le sujet à l'ordre du jour de la réunion.

"Il n'y a pas de négociation, c'est simplement un effet d'affichage de la part du gouvernement pour montrer qu'il consulte les organisations syndicales", a dit à Reuters Mohammed Oussedik, représentant CGT, à la sortie du ministère.

"Il n'y a pas eu de discussion, on n'a pas donné d'avis parce qu'on considérait que ce n'était pas le lieu", a ajouté Mijo Isabey, responsable retraites de la CGT.

Pour la CFDT, "j'ai dit que ce n'était pas la peine de rappeler la position de mon organisation", qui est elle aussi hostile au projet de réforme, a dit Laurence Laigo à Reuters.

Le point sur lequel la CNNC pourrait se prononcer est l'incidence du texte sur le code du travail. Mais elle est surtout liée aux mesures sur la pénibilité qui ne sont, selon le gouvernement, pas encore fixées, a souligné Laurence Laigo.

Le ministère du Travail veut organiser d'autres rencontres avec les partenaires sociaux sur la réforme, à laquelle s'opposent la quasi-totalité des syndicats. Les dates de ces réunions ne sont pas encore connues.

Le texte, qui doit être présenté le 13 juillet en conseil des ministres, prévoit de ramener les régimes de retraite à l'équilibre financier en 2018, en particulier grâce au relèvement de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans d'ici cette date.

Le ministre du Travail a exclu de revenir sur cette mesure mais a laissé ouvertes les discussions sur trois points : la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés.

Les syndicats, qui ont réuni jeudi entre 800.000 (selon la police) et près de deux millions (selon eux) de personnes lors de la journée de mobilisation contre la réforme, promettent d'accentuer la pression pour faire reculer le gouvernement.

Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet