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Mory Ducros: la reprise par Arcole validée

Mory Ducros va continuer ses activités sous le pavillon d'Arcole Industries.

Mory Ducros va continuer ses activités sous le pavillon d'Arcole Industries. - -

Le tribunal de commerce de Pontoise a validé, ce jeudi 6 février, l'unique offre de reprise du transporteur encore en lice, celle d'Arcole. 2.210 emplois sur 5.000 sont ainsi pérennisés.

Arcole Industries va bien pouvoir reprendre Mory Ducros, le transporteur routier placé en redressement judiciaire en novembre dernier. Le Tribunal de commerce de Pontoise a rendu son délibéré, ce jeudi 6 février en faveur de son offre, la dernière encore en lice, qui prévoient de garder 2.210 employés sur les 5.000 que compte le groupe.

Les ministres du Redressement productif, du Travail et des Transports ont réagi un peu plus tard à cette annonce. Par communiqué, Arnaud Montebourg, Michel Sapin et Frédéric Cuvillier assurent que l'Etat va accompagner le retour à l'emploi de ceux qui ne seront pas repris.

Le gouvernement promet un accompagnement individuel pour chacun d'entre eux, jusqu'à leur retour à l'emploi, un accès à la formation, et une rémunération équivalente à leur ancien salaire pendant un an. Il promet en outre de prendre à sa charge le différentiel de salaire potentiel des salariés reclassés pendant deux ans, dans la limite de 3.000 euros mensuels.

Enfin une bourse à l'emploi sera mise en place pour les salariés du groupe, ainsi que ceux des prestataires de Mory-Ducros s'ils étaient licenciés en raison de fermetures d'agences du transporteur.

Le gouvernement s'est engagé sur 500 emplois dans le public

L'exécutif rappelle par ailleurs que les entreprises dont il est l'actionnaire majoritaire se sont engagées à trouver 500 postes aux anciens salariés de Mory Ducros.

Une réunion est par ailleurs prévue entre syndicats de Mory Ducros, administrateurs et conseillers ministériels, vendredi 7 février, pour répartir les 30 millions d'euros d'indemnités supra-légales promises par Arcole à ceux qui vont se retrouver au chômage.

L'offre de l'industriel a failli ne pas passer. La CFDT, le syndicat majoritaire chez Mory Ducros, a, en effet, été au bras-de-fer avec le candidat à la reprise pour obtenir davantage de garanties. Une position qui a provoqué plusieurs reports de la décision du tribunal.

Le contentieux portait sur une clause suspensive que voulait introduire Arcole dans son offre. L'industriel conditionnait le maintien de celle-ci à la signature, par tous les syndicats du groupe, du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Mais la CFDT excluait de le signer si cette clause était activée. Un refus qui, selon Arcole, rendait son offre "irrecevable" devant le tribunal.

Des salariés assurés de garder leur emploi si Arcole parvenait à reprendre le groupe avaient constitué un collectif, dit des "2.210", pour exhorter la CFDT à signer. Finalement, le candidat à la reprise a retiré la clause polémique, et la CFDT a signé le PSE, mardi 4 février.

Bfmbusiness.com avec AFP