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Mory Ducros: pour Arcole, le refus de la CFDT risque bloquer la reprise

Le sort de Mory Ducros doit se décider ce 4 février avec la reprise par Arcole

Le sort de Mory Ducros doit se décider ce 4 février avec la reprise par Arcole - -

L'actionnaire principal de Mory Ducros a affirmé que le refus du syndicat de signer le plan de restructuration, pourrait rendre son offre "irrecevable". Le tribunal de commerce de Pontoise doit examiner ce projet de reprise ce mardi 4 février dans l'après-midi.

Arcole prévient. Le refus de la CFDT d'avaliser son projet de reprise risque de rendre cette offre "irrecevable", a-t-il affirmé dans un communiqué. L'actionnaire principal de Mory Ducros lance cet avertissement alors que le tribunal de Pontoise examine ce plan de reprise dans l'après-midi de ce mardi 4 février.

Un peu plus tôt dans la journée, le syndicat a fait savoir qu'il ne comptait pas signer l'accord collectif lié à l'offre de reprise d'Arcole d'Industries. Or ce dernier a fait de cette condition une clause suspensive à son offre. Clause que la CFDT a demandé à Arcole de ne pas activer.

La position de la CFDT risque, en effet, de compliquer la tâche du tribunal qui pourrait ne pas pouvoir valider l'offre d'Arcole.

Cette dernière était en effet suspendue à la signature par les syndicats d'un accord majoritaire sur le plan de sauvetage de l'entreprise (PSE). La CGT deuxième syndicat au sein de l'entreprise, a dit jusqu'à présent ne pas vouloir le signer, tandis que FO, la CFTC et la CFE-CGC sont prêts à le faire. Quant à la CFDT Mory, elle soufflait jusque-là le chaud et le froid, en raison de divergences en son sein. Or, sans signature du PSE, Arcole voulait retirer son offre.

Collectif des "2.210"

Les salariés assurés d'être repris ont choisi de monter un collectif, dit des "2.210" pour exhorter "les organisations syndicales à prendre en considération l'avis exprimé dans ce communiqué en signant l'ultime document permettant au tribunal de statuer".

Dans les agences de l'entreprise, placée en redressement judiciaire fin novembre, les mouvements de grève, qui avaient perdu de leur ampleur en fin de semaine, ont repris lundi 3 février. Outre le siège de Gonesse, dans le Val-d'Oise, les agences de Lyon, Dijon et Rouen, notamment, se sont remises en grève.

P.C avec AFP