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Le FMI prône un Smic plus flexible

Le FMI rejoint le débat virulent en France sur le salaire minimum.

Le FMI rejoint le débat virulent en France sur le salaire minimum. - -

Le Fonds monétaire international a déclaré, ce jeudi 15 mai, que le Smic a "des effets d'exclusions sur le marché du travail". Il préconise de l'indexer sur l'inflation, l'évolution du salaire moyen et celle du chômage.

L'avis du FMI risque de ne pas plaire à tout le monde. Le Fonds monétaire international s'est dit, ce jeudi 15 mai, favorable à une indexation "plus flexible" du Smic.

Edward Gardner, chef d'une mission d'observation de la France au FMI, a jugé qu'en plus de s'orienter selon l'inflation et l'évolution du salaire moyen, l'évolution du Smic pourrait "peut-être aussi faire référence au chômage" des personnes les moins qualifiées, ainsi qu'à la "situation conjoncturelle".

Le Smic "est un choix qui a une valeur sociale que nous ne remettons pas en question", mais il "a aussi des effets d'exclusion sur le marché du travail", estime-t-il.

Le Smic pèse sur l'emploi

Dans un résumé de son rapport consacré à la France, le FMI juge que si le salaire minimum permet "d'assurer un niveau de vie suffisant aux travailleurs", il "pèse par ailleurs sur les créations d'emplois pour les travailleurs les moins productifs" et les plus touchés par le chômage.

Le Fonds rejoint un débat déjà virulent en France sur le Smic, que le président du Medef, Pierre Gattaz, propose d'abaisser de manière temporaire pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation.

Le Smic est actuellement de 1.445 euros brut par mois. Il est revalorisé le 1er janvier de chaque année.

D. L. avec AFP