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Laurence Parisot:"le gouvernement est plus pro-business qu'à ses débuts"

Laurence Parisot quittera la pérsidence du Medef le 1er juillet.

Laurence Parisot quittera la pérsidence du Medef le 1er juillet. - -

Invitée de BFMBusiness ce mardi 7 mai, alors que la campagne officielle pour la présidence du Medef débute aujourd'hui, Laurence Parisot a défendu son bilan durant son dernier mandat. Elle s'est aussi exprimée sur l'évolution de l'exécutif envers les entreprises.

Jour J pour l'ouverture de la campagne à la présidence du Medef avec cinq candidats en lice. L'occasion pour Laurence Parisot, la présidente sortante qui n'a pu se représenter, de défendre son bilan
à la tête de l'organisation patronale, ce 7 mai, dans Good Morning Business sur BFMBusiness.

Elle s'est déclarée particulièrement fière de l'accord sur la fléxi-sécurité qui va être voté définitivement le 14 mai, mais auparavant de la réforme de la taxe professionnelle ou encore de la mise en place de la rupture conventionnelle du contrat de travail.

Davantage d'engagement

Concernant l'élection à la présidence du Medef, Laurence Parisot a regretté qu'aucune femme ne se soit finalement présentée. Elle demande d'ailleurs pour l'avenir un quota de femmes dans les instances dirigeantes du Medef.

Elle a par ailleurs refusé de dire pour l'instant lequel des cinq candidats en lice avait sa préférence. "Je me prononcerai mais à la fin de la campagne", a-t-elle annoncé, lorque tous les candidats auront développé leurs programmes. Elle a en tout cas souhaité que ceux-ci "s'engagent davantage" qu'actuellement.

Deux phases

Laurence Parisot est aussi revenue sur l'attitude de l'éxecutif à l'égard des entreprises. "Le gouvernement est certainement plus pro-business qu'à ses débuts. Mais la majorité ne l'est pas suffisamment, quand je vois par exemple la proposition de loi du PS sur la cession des sites rentables !".

Selon elle, il ya eu en fait deux phases dans cette première année du quinquennat. La première a été négative avec le projet de taxation à 75% des hauts revenus et le projet de loi de finances instaurant des prélèvements nouveaux pour les ménages comme pour les entreprises.

Et une seconde phase qui a commencé dès l'été 2012 : "le Président et le Premier ministre ont alors pris conscience du véritable handicap de compétitivité" des entreprises françaises. " C'est d'ailleurs le Medef qui à partir de 2010 a commencé à parler de compétitivité équitable", a rappelé Laurence Parisot.

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P.C