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Benoît Hamon: " les impôts ne vont pas augmenter"

Benoït Hamon, ministre de la consommation et de l'économie sociale était l'invité de BFMTV ce 26 novembre

Benoït Hamon, ministre de la consommation et de l'économie sociale était l'invité de BFMTV ce 26 novembre - -

Le ministre de la consommation et porte-parole de la gauche du PS était l'invité ce 26 novembre de BFMTV et RMC. Il est en particulier revenu sur le grand chantier de la remise à plat de la fiscalité lancé par Jean-Marc Ayrault.

" Que les Français ne croient pas que les impôts ne vont pas augmenter, peut-être, mais c'est pourtant un engagement que nous prenons".

Invité de BFMTV et RMC ce mardi 26 novembre, le ministre en charge de la consommation et de l'économie sociale, Benoît Hamon, a rappelé que l'un des objectifs du gouvernement avec la remise à plat de la fiscalité était bien " la stabilisation des prélèvements obligatoires".

Sur le fond, "il faut penser un système fiscal plus juste entre entreprises et familles et entre les plus riches et les moins riches", a-t-il affirmé. Mais il a estimé qu'il n'était pas temps de donner les projets de la future réforme. Même s'il a reconnu que la fusion IR-CSG était bien l'un des principaux.

En revanche, il s'est déclaré peu favorable au prélèvement à la source de l'impôt, en particulier en raison de l'aspect psychologique de la mesure. Les Français découvriraient alors sur leur feuille de paie un revenu plus faible.

"Coup de force permanent"

Concernant le vote de la réforme des retraites, ce mardi à l'Assemblée, Benoît Hamon a eu du mal à justifier un vote bloqué. En 2010, François Hollande alors dans l'opposition avait parlé de " coup de force permament" à propos de cette procédure utilisée par François Fillon pour sa réforme des retraites. Benoît Hamon a répondu en demandant un droit à la contradiction...

Il a quand même justifié : le "gouvernement veut demander le soutien de sa majorité". Il a aussi souligné que le gouvernement par la voix de Marisol Touraine venait d'annoncer deux mesures en faveur des retraités modestes afin de contrebalancer le report de la revalorisation des pensions qui passent mal chez les députés.

Benoît Hamon s'est quelque peu emporté en observant que l'on ne parlait pas assez de la mesure-phare de la réforme: permettre à 20% des ouvriers ayant eu des métiers difficiles de partir plus tôt en retraite.

"La France mène le combat"

Il est enfin revenu sur le dossier du détachement des travailleurs en Europe. Paris veut obtenir que l'Europe modifie la directive permettant de faire travailler des salariés d'autres pays européens, e l'Est en particulier, à moindre coût.

"La France mène ce combat", a-t-il insisté, même si la Grande Bretagne ou les pays de l'Est s'y opposent. "C'est l'intérêt des entreprise françaises qui jouent le jeu et des salariés français" que d'obtenir de limiter les abus, a-t-il conclu.

P.C