BFM Business

Muriel Pénicaud : "on va fixer des objectifs chiffrés ou quotas sur l’immigration économique"

Muriel Pénicaud était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin ce mardi sur RMC et BFMTV.

Muriel Pénicaud était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin ce mardi sur RMC et BFMTV. - BFMTV

La ministre du Travail a confirmé ce mardi sur RMC et BFMTV que le gouvernement allait mettre en place des quotas d’immigrés économiques chaque année pour pourvoir nos besoins en main d’œuvre.

Mercredi, à l’occasion de son comité interministériel sur l’immigration, le gouvernement va officialiser la mise en place de quotas d’immigrés économiques en France. Ce mardi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a confirmé que cette mesure allait être adoptée et a détaillé son fonctionnement sur RMC et BFMTV.

En premier lieu, la ministre a rappelé que "la priorité pour nous, c’est de répondre à nos besoins le plus possible en mettant le paquet sur la formation. Là on va former 960.000 demandeurs d’emplois l’année prochaine pour prendre tous les emplois possibles".

Pour autant, il y a des métiers, des régions, où les besoins en main d’œuvre n’arrivent pas à être pourvus. Muriel Pénicaud indique qu’il s’agit d’environ 33.000 postes par an. Dans ce contexte, "ceux qu’on accueille au titre de l’immigration professionnelle, il faut que ça corresponde aux besoins qu’on n’arrive pas à pourvoir", a estimé la ministre.

Ainsi, des quotas d’immigration économique vont bien être fixés chaque année. "Aujourd’hui, on a une liste qui autorise l’immigration professionnelle qui a dix ans. On va revoir cette liste chaque année, on en reparlera au Parlement chaque année". À chaque fois, les objectifs chiffrés d’immigration économique seront fixés "en fonction des besoins en ressources humaines de la France. On dira voilà, il faut tant de couvreurs, tant de géomètres".

Pour définir ces quotas, le gouvernement va mener des "discussions avec les partenaires sociaux et les régions, et la Dares et Pôle emploi vont travailler pour analyser très précisément tous les métiers en tension. On vérifiera que ce ne soit pas parce que les conditions de travail sont épouvantables. On fixera le nombre de personnes par métiers et par territoire".

En revanche, le gouvernement ne formulera aucune exigence sur le pays d’origine, "ça n’aurait aucun sens", a affirmé la ministre. La liste des métiers en tension et les quotas d’immigrés économiques associés seront publiés l’été prochain, a précisé Muriel Pénicaud.

Nina Godart