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Contre la réforme des retraites, Bardella propose de "relancer et de soutenir la natalité" en France

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella s'est positionné contre le projet du gouvernement ce mardi sur le plateau de BFMTV. Il propose plutôt de "relancer la natalité" pour avoir plus de cotisations dans les prochaines décennies.

Il est contre la réforme des retraites. Sur le plateau de BFMTV ce lundi, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a vivement critiqué le projet du gouvernement, qui compte repousser l'âge légal de départ de la retraite à 64 ans. Opposé à Olivier Véran et à Mathilde Panot lors d'un débat, il a dénoncé "le cynisme" de l'exécutif, affirmant que de nombreux Français, en particulier les jeunes, seront pénalisés par la réforme.

Le président du RN a appelé le gouvernement à chercher d'autres moyens pour sauver le système de retraites par répartition, en "relançant et en soutenant la natalité." L'objectif: avoir un nombre plus élevé de cotisants ces prochaines années.

"La France n'a jamais été aussi peuplée mais elle n'a jamais fait aussi peu de bébés", a déploré Jordan Bardella. "Les bébés de 2023 sont les cotisants de 2043."

La Hongrie comme exemple?

"On peut faire autrement. L'un des grands enjeux de société, c'est de relancer et de soutenir la natalité", martèle-t-il, estimant que "c'est maintenant que les grandes orientations se prennent", lance le président du parti d'extrême droite.

Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, a dénoncé l'exemple européen pris par Jordan Bardella: la Hongrie.

"Votre exemple, c'est la Hongrie. Il se trouve que la Hongrie force les femmes à écouter le cœur des fœtus avant de pouvoir avorter. En termes de politique nataliste et qui respecte le droit des femmes à disposer de leurs corps, je trouve ça très très limite", dénonce la députée insoumise.

Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella suggère également depuis plusieurs jours de "soutenir la productivité", "réindustrialiser", encourager "le patriotisme économique", ou "s'engager sur le long terme sur la suppression (...) des impôts de production".

Avec 723.000 naissances recensées en 2022 selon l'Insee, la natalité en France n'a jamais été aussi basse depuis 1946.

Ariel Guez