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Agnès Pannier-Runacher appelle les Français à ne pas "surstocker" les masques

La secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances demande aux Français de ne pas courir les magasins pour se constituer un stock de masques. Il faut laisser la priorité à ceux qui reprennent le travail et les transports en commun.

Après des semaines de pénurie, les masques arrivent enfin sur le territoire. Mais les Français se précipitent pour s'équiper... et certains magasins sont déjà en rupture de stock. 

La secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances se veut rassurante sur l'état des stocks. Sur BFMTV elle évoque notamment les "98 millions de masques à usage multiple, fabriqués ou importés", qui représentent "un peu plus d'un milliard d'usages".

"Des masques il y en a, encore faut-il qu'ils arrivent aux Français, c'est tout l'enjeu des circuits de distributions que l'on met en place, au sein des entreprises puisqu'elles ont la responsabilité, quand elle n'ont pas la capacité de faire respecter la distanciation sociale, d'équiper leurs salariés", explique-t-elle.

Laisser la priorité à ceux qui reprennent le travail

Elle ajoute que, selon les annonces faites par le secrétaire d'Etat en charge des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, plus de neuf millions de masques à usage unique seront distribués dans les transports en commun.

Des masques sont aussi disponibles dans les pharmacies, dans les grandes surfaces et dans les petits commerces. Mais elle appelle les Français à se montrer responsables dans leurs achats.

"L'enjeu est qu'il n'y ait pas de surstockage de chacun et que tout ceux qui en ont besoin ait vraiment accès à ces masques", insiste la secrétaire d'Etat. Elle vise ainsi les "gens qui iraient faire le tour des pharmaciens et des grandes surfaces pour se rassurer en achetant des masques".

Elle demande aux Français de faire preuve de solidarité, et ceux qui n'auraient pas un besoin urgent de masques, notamment parce qu'ils vont continuer à télétravailler, à laisser la priorité à ceux qui reprennent le travail et vont devoir emprunter les transports en commun.

Coralie Cathelinais