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Leclerc, Lidl, Casino: ruée sur les masques dans les grandes surfaces

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- - MIGUEL MEDINA / AFP

Un jour après avoir été autorisées à vendre des masques, des enseignes de la grande distribution font déjà état de ruptures dans certains magasins mais assurent qu'elles ne sont que temporaires.

Les masques se sont très bien vendus dans les grandes surfaces où ils ont été mis en vente dès lundi, selon plusieurs grands distributeurs. A Casino, "les masques dans les différentes enseignes se sont très bien écoulés". "Il y a déjà quelques ruptures dans certains magasins", a indiqué une porte-parole.

"Les stocks ont été épuisés sur la journée", a renchéri le groupe Lidl, qui a mis en vente lundi 5 millions de masques dans ses 1550 supermarchés. Mais pour Casino comme pour Lidl, ces ruptures sont "temporaires". "Les supermarchés seront à nouveau approvisionnés en masques à usage unique à partir de lundi 11 mai", explique un porte-parole du groupe allemand. 

Leclerc annonce une "disponibilité totale la semaine du 11 mai" et un "réapprovisionnement continu". "Les Français n'ont pas besoin de se précipiter, les quantités sont importantes et seront tout à fait suffisantes pour satisfaire les besoins de tous", assure la porte-parole. 

"Prix coûtant"

Le prix de vente des masques a fait l'objet d'un débat depuis l'annonce vendredi d'un plafonnement à 95 centimes pour le masque chirurgical, un prix jugé bien trop élevé par certains. Carrefour, Leclerc et Casino insistent sur le fait que dans leurs rayons, la vente de masque se fait bien à "prix coûtant" - soit bien en deçà du plafond de 95 centimes.

A cette disposition autour du prix s'ajoutent des règles pour "une distribution responsable". A Carrefour, par exemple, les masques "ne sont pas mis en rayon, mais disponibles en caisses dans les magasins, vendus à moins de 60 centimes par lot de 5 ou 10. Les clients ne peuvent pas acheter plus de deux lots chacun". Dans les magasins Lidl et Leclerc, la vente en caisse ou à l'accueil est aussi de rigueur. 

Les enseignes de la grande distribution avaient provoqué une polémique la semaine dernière en communiquant sur les millions de masques qu'elles avaient commandés et vendent depuis le 4 mai. Ces chiffres importants ont fait bondir certains, qui dénonçaient de supposés "stocks cachés". Une accusation dont s'était défendue la grande distribution, fustigeant une polémique "nulle", selon le patron du groupe Leclerc, et "insensée" selon celui de Système U.

P.L avec AFP