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Les prix du baril de pétrole ont atteint leur niveau le plus bas depuis un an

La référence européenne du brut, le Brent, est passée brutalement sous la barre symbolique des 60 dollars et a fini à 58,80 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 3,80 dollars.

La référence européenne du brut, le Brent, est passée brutalement sous la barre symbolique des 60 dollars et a fini à 58,80 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 3,80 dollars. - Hassan Hammar-AFP

Le prix du baril de pétrole coté à Londres et à New York a lourdement chuté ce vendredi 23 novembre à la clôture, très affecté par les craintes d'une surabondance de l'offre de brut et d'un ralentissement de la demande. Ces prix en baisse devraient se traduire à la pompe prochainement.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier, la référence américaine du pétrole, a chuté de 4,21 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 50,42 dollars, à l'issue d'une séance écourtée par les célébrations de Thanksgiving, soit une baisse de 7,7%. Sur la semaine, le cours du WTI a plongé de 10,7%, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis près de trois ans.

La référence européenne du pétrole brut, le Brent, est, pour sa part, passée brutalement sous la barre symbolique des 60 dollars vendredi et a fini à 58,80 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 3,80 dollars.

Inquiétudes autour d'une surabondance de l'offre

Les cours de ces deux références de l'or noir n'ont plus coté aussi bas depuis octobre 2017 et ont perdu environ le tiers de leur valeur sur les sept dernières semaines.

Les investisseurs s'inquiètent d'une surabondance de l'offre de pétrole sur le marché quelques semaines après la mise en place de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran, marquées de plusieurs exemptions pour le commerce d'or noir, qui ont surpris les analystes par leur ampleur. "Les courtiers sont de plus en plus inquiets par une production américaine qui avoisine les 12 millions de barils par jour, couplée à celle de l'Arabie saoudite", a réagi Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Toute la semaine a été très difficile pour les cours du pétrole (...) du fait d'inquiétudes quant à une surabondance de l'offre et de craintes pour la croissance mondiale", a expliqué Lukman Otunuga, analyste chez FXTM. Il note que nombre d'investisseurs continuent de parier sur une baisse des cours, et ce "même si les pays exportateurs de l'Opep pourraient réduire leur production lors de leur réunion de début décembre". "Le WTI pourrait très bien chuter à 50 dollars à court terme", a-t-il prévenu.

Outre une production record, les Etats-Unis ont connu cette semaine une hausse pour la neuvième semaine de suite de leurs stocks de brut, d'après l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).

F.B avec AFP