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Ces destinations de vacances qui coûtent plus cher que l’an passé aux touristes français

2 Français sur 10 ne peuvent pas s'offrir une semaine de vacances loin de chez eux

2 Français sur 10 ne peuvent pas s'offrir une semaine de vacances loin de chez eux - Christof Stache-AFP

La fintech TransferWise a analysé l'évolution du pouvoir d'achat des Français dans 139 pays en s'appuyant sur le taux de change de la monnaie locale et l'inflation. Il en ressort que 105 destinations coûtent plus cher en 2019 qu'en 2018.

Plusieurs critères entrent en ligne de compte lorsqu’il s’agit de choisir sa destination de vacances à l’étranger. L’un des plus importants est probablement le coût du voyage. Pour faciliter les recherches des touristes français, la fintech TransferWise a examiné dans une enquête dévoilée par Le Monde l’inflation et l’évolution des taux de change avec la monnaie locale de 139 pays entre 2018 et 2019.

Il en ressort que c’est à Haïti que le pouvoir d’achat des Français, et plus largement des Européens, a le plus augmenté sur un an. Sur le Vieux Continent, mieux vaut privilégier l’Islande où un séjour coûte 8% moins cher que l’an passé, essentiellement grâce à la chute de la couronne islandaise face à l’euro.

105 destinations plus coûteuses

La plupart des destinations étudiées par TransferWise sont toutefois plus coûteuses cette année qu’en 2018 pour les touristes français. C’est le cas pour 105 d’entre elles sur les 139 analysées, soit "parce que la devise locale s’est appréciée face à l’euro", soit "parce que les prix à la consommation dans ces pays ont augmenté", notent nos confrères du Monde.

Ainsi, en Égypte, où l’inflation a atteint 14,1%, le pouvoir d’achat des Français a chuté de 27% en un an. Un voyage aux États-Unis coûte, lui, 6% plus cher qu’il y a un an, cette fois en raison de l’appréciation du dollar par rapport à l’euro. Même chose pour le peso mexicain. Résultat, un touriste français devra dépenser 111 euros au Mexique en 2019 quand il pouvait s’y acheter la même quantité de biens avec 100 euros en 2018.

La baisse de pouvoir d’achat est moins marquée en Chine (-1%). Elle est toutefois de 7% au Japon et en Thaïlande et de 11% sur l’île Maurice. Une perte qui est, là aussi, davantage liée à l’appréciation des monnaies locales qu’à l’inflation.

Gare aux frais bancaires cachés

Dans son étude, TransferWise s’est également penché sur les frais cachés facturés par 89 banques de retraits dans 20 pays différents. Car les banques locales prélèvent souvent des frais supplémentaires sur le taux de change réel lors d’un retrait au distributeur. Résultat, comptez en moyenne 2,30 euros de frais pour un retrait de 100 euros.

C’est en Australie que ce montant est le plus élevé (6,30 euros en moyenne). Viennent ensuite les États-Unis (5,86 euros) et la Nouvelle-Zélande (4,82 euros). Il est seulement de 44 centimes en Égypte, 42 centimes en Turquie. En Europe, ces frais atteignent 2,44 euros en Pologne, 3,32 euros en République Tchèque, 2,55 euros en Norvège ou encore 40 centimes en Bulgarie. À noter que la banque qui prélève le plus de frais est l’établissement Russe VTB avec 9,30 euros prélevés pour un retrait de 100 euros.

Paul Louis