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Affaire Huawei: un troisième Canadien arrêté en Chine 

Selon une source officielle canadienne "il n'y a pas de raison de croire que cette affaire soit liée aux autres cas récents de Canadiens arrêtés en Chine"

Selon une source officielle canadienne "il n'y a pas de raison de croire que cette affaire soit liée aux autres cas récents de Canadiens arrêtés en Chine" - Greg Baker - AFP

Le gouvernement canadien vient de confirmer une nouvelle arrestation, la troisième en deux semaines, d'un de ses ressortissants en Chine.

Le gouvernement canadien a confirmé mercredi l'arrestation d'un troisième ressortissant canadien en Chine en quelques jours, près de trois semaines après l'interpellation à Vancouver d'une haute responsable du géant chinois des télécoms Huawei, qui a suscité l'ire de Pékin.

"Le ministère des Affaires étrangères du Canada est au courant de la détention d'un citoyen canadien en Chine", a déclaré une porte-parole, confirmant des informations du journal National Post. Une source officielle a toutefois souligné qu'"il n'y (avait) pas de raison de croire que cette affaire soit liée aux autres cas récents de Canadiens arrêtés en Chine".

L'identité de cette personne n'a pas été communiquée, mais il ne s'agirait ni d'un diplomate, ni d'un responsable d'entreprise basé en Chine. Interrogée lors d'un point presse, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a dit ne pas être au courant de ces informations.

Washington et Téhéran, entre Pékin et Ottawa

Selon Pékin, les deux précédents canadiens interpellés sont soupçonnés "d'activités menaçant la sécurité nationale". Il s'agit de Michael Kovrig, un ex-diplomate de passage à Pékin, et Michael Spavor, un consultant vivant au Liaoning, une province du nord-est de la Chine.

Les autorités chinoises ne le disent pas, mais Ottawa est convaincu que ces arrestations sont liées à celle de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et la fille du fondateur du groupe chinois, à Vancouver à la demande des États-Unis. Elle est soupçonnée de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran. Meng Wanzhou a été relâchée sous caution il y a une semaine. Dès son arrestation, Pékin a menacé Ottawa de "conséquences graves" si elle n'était pas immédiatement relâchée.

Pascal Samama avec AFP