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Gilets jaunes: les débordements vont coûter 0,1% de croissance à la France, selon Bruno Le Maire

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. - Éric Piermont - AFP

Le ministre de l'Économie a estimé ce lundi que les débordements occasionnés lors des mouvements des gilets jaunes ces dernières semaines vont faire perdre 0,1% de croissance à la France sur le dernier trimestre de cette année.

Magasins fermés, vitrines cassées et certaines enseignes pillées... les débordements en marge des manifestations des gilets jaunes portent un coup à l'activité du pays. Invité de RTL ce lundi matin, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a estimé à "0,1 point de croissance au dernier trimestre" de cette année les pertes occasionnées par le mouvement. C'est autant que pour les 36 jours de grève en pointillés à la SNCF au printemps.

Dans ses dernières prévisions, le gouvernement prévoyait 1,7% de croissance pour 2018, ce sera certainement moins. "Je ne vais pas faire de révision pour le moment", a indiqué le ministre. Selon lui, il est en revanche certain que cela se traduira par "des emplois en moins et de la prospérité en moins" pour la France. Puisque nous sommes à la fin de l'année, ces pertes ne seront "pas rattrapable[s]". "Ce qui compte mettre un terme à cette crise retrouver de la concorde entre les Français."

La Banque de France a publié ce lundi ses prévisions trimestriels. Lors de la précédente estimation, elle prévoyait 0,4% de croissance pour les trois derniers mois de l'année, elle ne table désormais plus que sur 0,2%.

Une baisse de l'attractivité de la France?

Au-delà des chiffres, Bruno Le Maire a pointé un "choc psychologique" pour certains commerçants qui ont vu leur magasin "tagué" et "pillé". C'est également une mauvaise image auprès des investisseurs internationaux, alors que la France "est le pays d'Europe où il y avait le plus d'investissements étrangers", a rappelé le patron de Bercy.

"Je n’ai pas d’indicateurs" pour estimer l'impact concret, "mais je lis la presse étrangère" et ce qu'il se passe depuis plusieurs week-end "n'est pas bon pour l’attractivité de notre pays", a-t-il commenté.

J.-C.C.