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Bruno Le Maire: "Il faut accélérer la baisse des impôts"

Le ministre de l'Économie a livré ses préconisations pour tenter de calmer la colère des gilets jaunes. Selon Bruno Le Maire, il convient "d'accélérer la baisse des impôts" et pour cela, il faut d'abord "réduire la dépense publique".

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a estimé ce lundi que le gouvernement devait "accélérer la baisse des impôts" mais aussi celle de la "dépense publique" pour répondre au mouvement des gilets jaunes. "Maintenant, il faut accélérer la baisse des impôts. Mais pour cela il faut accélérer la baisse de la dépense publique. Et nous sommes décidés à nous engager dans cette voie", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion à Bercy avec les représentants des organisations professionnelles.

"Moins de dépense publique pour moins d'impôt, c'est la condition du redressement de la France (...) Et le plus vite sera le mieux, parce que nous mesurons à l'aune de cette crise sociale, démocratique, l'impatience de millions de Français", a-t-il ajouté.

Selon Bruno Le Maire, qui s'exprimait ce lundi à l'issue d'une réunion à Bercy avec les représentants des organisations professionnelles sur l'impact économique des manifestations, cette politique est "la condition de la prospérité pour tous les Français". "On ne doit pas reprendre d'une main ce qui a été donné de l'autre à ceux qui travaillent", a-t-il insisté le ministre.

Une "crise démocratique" aux "racines profondes"

Selon lui, le mouvement des "gilets jaunes" est le résultat d'une "crise démocratique" aux "racines profondes". "Cette crise est d'abord le résultat de déchirements territoriaux qui se sont aggravés depuis des années", en raison de "choix économiques" qui "depuis trois décennies ne nous ont pas permis de développer des emplois pour tous", de "redresser notre industrie" et de "nous engager dans la voie d'une économie décarbonée", a-t-il ajouté.

Pour le locataire de Bercy, "nous payons aujourd'hui ces choix, nous les payons au prix fort". C'est donc "en allant sur ces racines que nous pourrons trouver des réponses adéquates", a-t-il poursuivi, décrivant "une dynamique implacable et ravageuse pour la France".

Y.D. avec AFP