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Fleur Pellerin devient secrétaire d'Etat au Commerce extérieur

Fleur Pellerin est désormais secrétaire d'Etat au commerce extérieur au développement du Tourisme et aux Français de l'Etranger

Fleur Pellerin est désormais secrétaire d'Etat au commerce extérieur au développement du Tourisme et aux Français de l'Etranger - -

Habituée à promouvoir la "French Tech" à l'étranger et à se mesurer aux groupes internationaux quand elle était en charge de l'économie numérique, Fleur Pellerin va désormais mettre son savoir-faire à promouvoir les exportations françaises. Elle aura aussi en charge le tourisme et les Français de l'étranger.

Les entrepreneurs, qui s'inquiétaient la semaine passée de voir Fleur Pellerin écartée du secrétariat d'Etat à l'Economie numérique et aux PME, vont trouver un motif de consolation puisqu'elle ne quitte pas le gouvernement. Elle vient d'être nommée secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, au développement du Tourisme et aux Français de l'Etranger ce 9 avril.

Son portefeuille ne dépend plus de Bercy, mais du Quai d'Orsay. Une première sous la VI république que Laurent Fabius a justifié comme nécessaire pour unifier l'action extérieure de la France sous la même autorité. En tout cas, elle arrive alors que le déficit commercial s'est réduit de 2,2 milliards en février. Une nouvelle de bon augure pour elle.

Dans ses nouvelles fonctions, cette quadra va avoir en charge la promotion de l'excellence française à travers le monde. Une mission qui n'est pas toute nouvelle pour elle puisque, pendant ses deux ans à Bercy, elle s'était attelée à redorer le blason de la France.

L'ancienne ministre en charge du numérique avait fait de la promotion à l'étranger de la "French Tech", une appellation qui regroupe tous les talents du numérique dans l'Hexagone, l'un de ses axes majeurs de de son action.

Elle a ainsi effectué de nombreux voyages à l'étranger, le plus médiatisé étant sa visite aux start-up de la Sillicon Valley en compagnie de François Hollande. Elle a aussi dû affronter des sociétés internationales, tels que Apple, Google ou Amazon, dans l'épineux dossier de l'optimisation fiscale.

Une notoriété internationale

Autant de dossiers qui lui ont permis d'acquérir une notoriété qui va au delà de nos frontières. Honneur suprême, le New York Times lui a même consacré en janvier un portrait intitulé "celle qui pousse la France sur la scène numérique".

Une belle ascension pour celle qui était encore inconnue avant son arrivée à Bercy. Mais celle qui fut auditrice puis conseillère référendaire à la Cour des comptes, a su rapidement imposer son style, très porté sur l'écoute.

Les entrepreneurs louent sans exception sa compréhension des enjeux du numérique. Elle s'est montrée créative pour développer un écosystème autour des start-up, notamment en mettant en place une réforme du crowdfundig. Son souhait? Que la France soit pionnière en la matière.

Avec un peu moins de réussite, elle a aussi dû s'emparer de dossiers industriels. Dans le cas d'Alcatel Lucent, on retiendra son appel aux opérateurs télécoms français "à avoir un comportement vertueux et patriote et à faire appel à Alcatel-Lucent" qui a recu un accueil mitigé.

C.C.