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Pierre Moscovici reconnaît un "ras-le-bol fiscal"

Pierre Moscovici s'est dit à l'écoute du mécontentement général concernant la fiscalité.

Pierre Moscovici s'est dit à l'écoute du mécontentement général concernant la fiscalité. - -

Le ministre de l'Economie et des Finances a assuré, mardi 20 août, que le gouvernement était à l'écoute de ce mécontentement. Il a également assuré que le chiffre de 0,1% restait l'hypothèse de base pour la croissance en 2013.

Face à la grogne récurrente concernant la fiscalité, Pierre Moscovici se veut rassurant. Invité de France Inter, mardi 20 août, le ministre de l'Economie et des Finances a reconnu un certain "ras-le-bol fiscal" des Français, et s'est dit particulièrement attentif à la question.

"Je suis très sensible à ce ras-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens, qu'ils soient des ménages, des consommateurs, ou qu'ils soient des entreprises, et ça nous l'écoutons", a ainsi assuré le patron de Bercy.

"C'est la raison pour laquelle, dans le redressement nécessaire, nous inverserons les proportions par rapport à 2013 entre les économies qui doivent être prioritaires et les prélèvements obligatoires qui doivent être aussi peu importants, aussi faibles que possible", a-t-il ajouté.

20 milliards d'économies en 2014

Il n'a toutefois donné aucun détail concernant les arbitrages budgétaires pour 2014, affirmant simplement qu'ils seraient rendus avec pour préoccupation "la justice fiscale, la justice sociale, la justice aussi entre les types d'entreprises".

Selon les orientations présentées en juillet, la France devrait consentir un effort de 20 milliards d'euros en 2014 pour réduire ses déficits. Quatorze milliards d'euros d'économies seraient ainsi réalisées et les prélèvements obligatoires augmenteraient de six milliards.

Un "acquis de croissance" de 0,1%

Des économies qui pourraient être facilitées par une croissance meilleure que prévue. Car si, jusque-là, le gouvernement tablait sur une croissance entre -0,1% et 0,1%, l'optimisme semble être de nouveau au rendez-vous. Et ce grâce à un rebond au deuxième trimestre 2013 (+0,5%).

"0,1%, c'est l'acquis de croissance, c'est la base sur laquelle seront établies les prévisions", a ainsi assuré Pierre Moscovici. Techniquement, cela signifie que si les deux derniers trimestres de 2013 connaissent une croissance nulle, la moyenne annuelle sera de 0,1%.

"Oui, c'est vrai la France est en train d'amorcer la marche vers une reprise durable", a-t-il ajouté, appelant à la "confiance". Il a également répété que "2014 serait la première année de véritable croissance depuis trois ans".

Y. D.