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Pierre Moscovici: " il n'y a pas plus d'exilés fiscaux qu'avant"

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie - -

Invité de BFMTV et RMC, mardi 21 mai, le ministre de l'Economie est revenu sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale à la veille d'un sommet européen consacré à ce sujet. Il a annoncé le vote d'un projet de loi dans la seconde semaine de juin.

"C'est vrai, la situation est grave. Mais ce qui explique les mauvais chiffres, c'est que la zone euro connaît une seconde année de récession. Or, la France n'est pas une île, elle est au coeur de l'Europe". Voilà comment Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, a une nouvelle fois expliqué la situation économique de notre pays, ce mardi 21 mai, sur BFMTV et RMC.

Mais il est surtout revenu sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale à la veille d'un sommet européen consacré à ce sujet. Il a rappelé, comme son ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, l'a fait ce mercredi dans le Parisien, qu'un projet de loi sera voté dans la deuxième semaine de juin pour renforcer la lutte contre la fraude en France.

Un renforcement des moyens de l'administration fiscale et de l'arsenal juridique de lutte seront prévus. "Il faut que nous soyons plus efficaces", a-t-il lancé, rappelant les 18 milliards d'euros récupérés en 2012 au titre des redressements fiscaux.

Pas plus d'exilés fiscaux qu'avant

Le ministre a confirmé que le gouvernement n'était pas favorable à la mise en place de cellules de régularisation de la situation des exilés fiscaux comme sous Nicolas Sarkozy. Il faut mettre en place des moyens "de droit commun", a-t-il expliqué. " Vous parlez avec le fisc dans le respect du droit".

A propos des exilés fiscaux, Pierre Mosovici a estimé qu'il n'y a pas "d'accélération de leur nombre, il y a un flux constant".

Lettres plafonds

Concernant la préparation de la prochaine loi de finances, Pierre Moscovici a rappelé que son collègue Bernard Cazeneuve allait sous peu engager des conférences budgétaires avec chaque ministre avant l'envoi de lettres plafonds définissant le niveau maximum des crédits de chacun pour 2014. Il a rappelé à ce sujet la nécessaire réduction du déficit structurel qui nécessite des économies budgétaires.

A propos enfin des investissements du Qatar en France, il a jugé normal ce type d'investissements, même si ce pays bénéficie d'un régime fiscal particulier. " La France doit être attractive", a-t-il conclu.

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P.C.