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Moscovici confirme l'endettement record de la France

Pierre Moscovici a mis l'accent sur l'ardoise laissée par les gouvernements précédents, pour justifier le niveau d'endettement record de la France.

Pierre Moscovici a mis l'accent sur l'ardoise laissée par les gouvernements précédents, pour justifier le niveau d'endettement record de la France. - -

Le ministre de l’Économie et des Finances a assuré, ce mardi 17 septembre, que le niveau de la dette française devrait atteindre un sommet en 2014, avant d'entamer sa décrue. Une situation qu'il attribue aux gouvernements précédents.

L'endettement de la France va bien battre un record. Pierre Moscovici l'a confirmé, ce mardi 17 septembre, assurant que la dette du pays allait "atteindre un maximum" avant de se réduire, et insistant sur l'ardoise laissée par les précédentes majorités.

"L'endettement va atteindre un maximum et ensuite ça décroîtra", a déclaré sur France 2 le ministre de l'Economie et des Finances. Il était interrogé sur les révélations du Figaro d'un taux d'endettement de la France grimpant à 95,1% du produit intérieur brut fin 2014, soit 1.950 milliards d'euros.

La signature de la France "pas menacée"

Pour lui, la responsabilité de cette dette record revient avant tout aux gouvernements précédents. "Pendant le quinquennat précédent, sous Nicolas Sarkozy, nous l'avons dénoncé, le déficit s'est accru de 600 milliards d'euros, on est passé en dix ans de 60% du PIB (produit intérieur brut) à plus de 90%", a déclaré le patron de Bercy.

"Ce que je reproche au papier du Figaro, ce n'est pas d'avoir cité un chiffre spectaculaire (...), c'est de laisser penser que la signature de la France serait menacée: elle ne l'est pas", a-t-il poursuivi, jugeant également que "là où le Figaro se trompe, c'est que la France fait des réformes qui permettent justement de réduire le déficit structurel".

Le ministre a rappelé que le déficit structurel, c'est-à-dire hors aléa de conjoncture, allait être réduit d'un point en 2014 après 1,7% en 2013.

Y. D.