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Gilles Carrez (UMP): l'exécutif a créé "10 à 15 milliards d'euros de dépenses supplémentaires"

Gilles Carrez a considéré que le gouvernement "n'a aucune chance" d'arriver à 3,6% de déficit cette année.

Gilles Carrez a considéré que le gouvernement "n'a aucune chance" d'arriver à 3,6% de déficit cette année. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

A la veille d'une réunion du Conseil stratégique de la dépense publique, le président UMP de la commission des finances de l'Assemblée était l'invité de BFM Business, ce 12 mars. Il a exprimé ses doutes sur les 50 milliards d'économies promis par l'exécutif.

A la veille d'une nouvelle réunion du Conseil stratégique de la dépense publique, Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances de l'Assemblée nationale, était l'invité de BFM Business, ce mercredi 12 mars.

Il a exprimé de gros doutes sur les 50 milliards d'euros d'économies promis par l'exécutif d'ici à 2017. "On reste dans le flou total" sur la nature de ces économies, a-t-il d'abord jugé. "Mais il y a pire que cela: toutes les semaines un ministre annonce des dépenses supplémentaires", a-t-il déclaré.

Gilles Carrez a ainsi publié une liste des hausses de dépenses engagées depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande (voir document ci-dessous). "Je suis comptable, je regarde les choses précisément. Il y a au moins un enjeu de 10 à 15 milliards d'euros de dépenses supplémentaires", a-t-il révélé.

"Aucune chance" de réduire le déficit à 3,6%

"Qui paient ces dépenses? L'emprunt, la dette! Ce sont nos enfants et petits enfants qui sont rançonnés", a-t-il fait valoir.

Citant les recommandations de la Commission européenne, il a évoqué une analyse "extrêmement inquiétante. Nous allons être l'an prochain le premier emprunteur de la zone euro. Si jamais nos créanciers doutent de notre capacité à remettre de l'ordre, où irons-nous?", s'est-il interrogé.

Il a également considéré qu'il n'y a "aucune chance de tenir" les 3,6% de déficit public pour 2014, soit l'objectif visé par le gouvernement pour cette année.

De la même façon, il a jugé que les 10 milliards d'euros d'économies demandés au collectivités locales sont "irréalisables", affirmant que l'Etat "passe le mistigri" aux acteurs locaux.

publié par BFMBusiness

J.M.