BFM Business

Moscovici: "Les 50 milliards d'économies seront connus le 15 avril"

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, était l'invité de BFMTV ce 9 mars

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, était l'invité de BFMTV ce 9 mars - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le ministre de l'Economie était l'invité de BFM Politique ce 9 mars. Il est revenu sur les derniers développements dans le secteur des télécoms et a rappelé la volonté du gouvernement de réduire les déficits. Il a aussi évoqué son maintien à Bercy après un remaniement.

Pierre Moscovici est "efficace à Bercy". C'est lui qui l'affirme. Une réponse aux rumeurs de remaniement et de réduction du nombre de ministres à Bercy après les propos de Jean-Marc Ayrault , jeudi dernier sur BFMTV.

Invité ce dimanche 9 mars de BFM Politique, le ministre de l'Economie a cependant lancé : "J'essaie de courir plus vite que les rumeurs". Il a toutefois insisté qur le fait "qu'à Bercy, on doit construire dans la durée. Il faut un temps pour que les partenaires européens aient confiance dans le ministre des Finances". Une manière de dire qu'il resterait bien à Bercy. Même si un poste de commissaire européen ne lui déplairait visiblement pas...

L'Insee donnera le chiffre du déficit le 31 mars

Concernant les déficits et les craintes de dérapage pour Bruxelles, il a rappelé qu'il fallait attendre que l'Insee donnent le chiffre définitif le 31 mars pour connaître son ampleur. Il a confié que le gouvernement avait mis en réserve sept milliards d'euros de crédits pour rectifier le tir au cas où il y aurait un dérapage trop important.

Il a par ailleurs affirmé que le détail des 50 milliards d'euros d'économies promis par le chef de l'Etat sera rendu public le 15 avril prochain par l'exécutif, de même que la mise en oeuvre du pacte de responsabilité.

Mais il a refusé de dire comment serait fait la part des choses entre baisse des charges sur les bas salaires et mesures favorisant la compétitivité des entreprises.

L'Autorité de la concurrence doit décider

Interrogé enfin sur le possible rachat de SFR et les négociations entre Bouygues Telecom et Free, Pierre Moscovici a bien insisté sur le fait que "c'était à l'Autorité de la concurrence de décider ainsi qu'à l'Arcep".

A la différence d'Arnaud Montebourg, il n'a pas voulu dire que l'emploi était le seul facteur à privilégier dans ce dossier. "Il faut avancer avec une boussole investissement, emploi et satisfaction des usagers".

P.C