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Budget: "l'effort sera moins important" en 2014 promet Moscovici

Pierre Moscovici demandera moins d'efforts en 2014

Pierre Moscovici demandera moins d'efforts en 2014 - -

Pierre Moscovici veut en matière budgétaire inverser la proportion entre économies et prélèvements. "Nous devons privilégier les économies de dépenses par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires", déclare-t-il dans un entretien au Télégramme, mercredi 7 août.

Pierre Moscovici va suivre les recommandations du FMI. "En 2014, l'effort, en matière de redressement budgétaire, sera un peu moins important qu'en 2013. Nous allons inverser la proportion entre économies et prélèvements, puisque ce sera deux tiers d'économies et un tiers de prélèvements", contre un rapport inverse en 2013, a affirmé Pierre Moscovici dans un entretien publié mercredi 7 août au Télégramme.

"Nous devons aujourd'hui privilégier les économies de dépenses par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires (...) Mon objectif est bien de parvenir à une stabilisation des prélèvements obligatoires en 2014", ce qui est "une convergence avec l'analyse du FMI" (Fonds monétaire international), relève le ministre.

"L'endettement doit être combattu car la France doit se désendetter. Mais il ne faut pas cultiver le fétichisme du chiffre. La France refuse d'austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance".

Ralentir le rythme

Le FMI a estimé lundi que la France devrait ralentir son rythme de réduction du déficit public et accélérer ses réformes structurelles, afin de soutenir une reprise économique encore "hésitante".

Le FMI prévoit que la France termine l'année 2013 avec un déficit de 3,9% du PIB, contre 4,8% en 2012.

Le gouvernement français table officiellement sur un déficit de 3,7%, mais Pierre Moscovici a reconnu la semaine dernière qu'il pourrait être "légèrement au-dessus".

Diane Lacaze avec AFP