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Coronavirus: Une loi pour empêcher les entreprises de verser des dividendes à l'étude

Les dividendes mondiaux atteignent un nouveau record au 3e trimestre

Les dividendes mondiaux atteignent un nouveau record au 3e trimestre - DR

Selon Philippe Martinez qui avait un rendez-vous téléphonique avec Emmanuel Macron et les partenaires sociaux ce matin, le gouvernement étudierait une loi pour que les entreprises ne versent pas de dividendes à leurs actionnaires. Bruno Le Maire devrait dévoiler cette mesure ce vendredi.

Une loi pour empêcher les entreprises de verser des dividendes à leurs actionnaires? C'est ce qui serait à l'étude au sein de l'exécutif à en croire Philippe Martinez. 

Le leader de la CGT a participé ce vendredi matin avec les autres partenaires à une réunion téléphonique avec Emmanuel Macron pour discuter de la façon de concilier l'activité économique et la protection des salariés en pleine crise du coronavirus.

"Normalement il devrait y avoir un projet de loi incitatif pour les entreprises qui ont reçu de l'aide et qui ne pourront pas verser de dividendes", a-t-il dit à l'issue de la discussion, qui a réuni les partenaires sociaux, le Premier ministre et plusieurs ministres (Travail, Santé, Economie). "Il y a aura une communication du ministère de l'Economie dans l'après-midi", a de son côté souligné Laurent Berger, numéro un de la CFDT, qui a réclamé en début de semaine que les entreprises ne versent pas de dividendes cette année.

Selon nos informations, Bruno Le Maire a annoncé aux partenaires sociaux qu’il remettrait au Conseil des ministres ce vendredi après-midi une proposition empêchant les entreprises de verser des dividendes quand elles bénéficient du report des échéances fiscales et sociales. 

Selon l'Elysée, les participants auraient exprimé "un satisfecit général sur les mesures massives mises en place concernant le pouvoir d’achat, grâce au chômage partiel et à l'extension des droits au chômage, et le plan économique de soutien". En somme, un état d'esprit consensuel, de responsabilité, selon eux.

Des dérogations exceptionnelles

S'agissant du préavis de grève de la CGT-Fonction publique, Philippe Martinez a estimé, selon l'Elysée, que "tout le monde devrait être entendu, et s’il y a cette réaction c’est qu’on n’a pas été écoutés".

Laurent Berger (CFDT) a demandé à nouveau que les dérogations au Code du Travail soient d'une durée très limitée. "Chacun a convenu que ce devait être exceptionnel et très limité et dans le dialogue avec partenaires sociaux", assure l'Elysée.

Une rendez-vous de suivi avec les syndicats et le patronat aura lieu chaque semaine.Le prochain sera organisé par Edouard Philippe la semaine prochaine.

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Emmanuel Macron

F.B avec AFP