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Rentrée: comment acheter les fournitures scolaires au meilleur prix?

Les vacances scolaires sont à peine entamées et pourtant les rayons des magasins sont déjà remplis d'articles de rentrée.

Les vacances scolaires sont à peine entamées et pourtant les rayons des magasins sont déjà remplis d'articles de rentrée. - -

Dans les allées des magasins, cartables, cahiers et stylos ont déjà fait leur apparition. Mais faut-il pour autant déjà acheter ses fournitures scolaires ? Et comment faire pour que la note ne soit pas trop salée?

La rentrée des classes a déjà commencé… dans les rayons des magasins du moins. Les articles de maroquinerie ont été les premiers à faire leur apparition, dès la fin du mois de juin dans certains points de vente, et ils sont petit à petit rejoint par les fournitures scolaires.

Car pour les distributeurs, la rentrée est l’une des trois périodes de vente événementielle clé de leur activité, au même titre que Noël et la foire aux vins. Selon GFK, la rentrée des classes pèsent plus de 500 millions d’euros.

Et pour une famille, l’achat des fournitures scolaires représentent 41% de l’ensemble des dépenses de rentrée, bien avant les livres et les frais d’habillement. Au final, remplir un cartable d’un élève de 6ème coûtait 136 euros et 98 euros pour un élève de primaire, selon des relevés effectués en 2013 par l’UFC-Que choisir. Mieux vaut se préparer afin de minimiser les frais.

Quelle est la meilleure période pour acheter?

Comme beaucoup de parents ont déjà en main la liste des fournitures, faut-il déjà faire ses achats dès maintenant ? Un choix qui a ses avantages, comme celui d’éviter la cohue et les inévitables ruptures de stocks qui pointent leur nez en fin de saison.

"Si l’on veut avoir le meilleur choix de cartables, mieux vaut y aller tôt", c’est-à-dire en juillet, conseille Sophie Lemasson chef de groupe offre culture chez Auchan. C’est d’ailleurs à cette période que les grandes surfaces font les promotions sur ce type d’article. Mais attention, à l’image de Carrefour, nombreuses sont les enseignes qui proposent des réductions sous forme de bons d’achat à valoir sur les fournitures scolaires. Ce qui du coup engage les familles à faire des achats ultérieurement dans ce même magasin.

Familles de France, qui réalise chaque année un observatoire du coût de la rentrée, est aussi adepte de faire ses achats au plus tôt. "De toute façon, on n’a jamais noté de variation de prix entre le début de la saison", explique Estelle Yacouvou, responsable du département consommation au sein de l’association, mieux vaut donc miser sur le mois de juillet où le choix est abondant.

Reste que les familles les plus modestes n’auront d’autre choix que d’attendre la fin du mois d’août, période où la Caisse d’allocation familiale verse l'allocation de rentrée.

Faut-il tout miser sur les prix les moins chers ?

Un compromis, adopté par de nombreuses familles, a déjà fait ses preuves. Il s’agit de laisser l’enfant choisir un article coup de cœur (bien souvent le cartable, la trousse, ou encore l’agenda) même si il est un peu plus cher que la moyenne. Et se montrer beaucoup plus raisonnable pour le reste de la liste de fournitures.

Car miser uniquement sur les prix les plus bas s’avère rarement payant au final. Notamment parce que la qualité n’est pas forcément au rendez-vous, et qu'il sera nécessaire de renouveler ses achats plus souvent.

Mais à l’inverse, il ne faut pas systématiquement se ruer sur des articles de marque, le pire étant les produits avec licence. "Ils sont plus chers, mais leur qualité est souvent médiocre", pointe du doigt Estelle Yacouvou de Familles de France.

Enfin, il faut aussi compter avec les coûts cachés, tient à alerter Olivier Andrault de l’UFC-Que choisir. Courir entre les différents magasins cela représente des dépenses, tant au niveau du temps que de l’essence. Et cela s’avère rarement rentable si c’est pour économiser 30 centimes sur un lot de cahiers. Il conseille donc de privilégier les magasins qui offrent le plus grand panel d'articles.

Coralie Cathelinais