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Gilets jaunes: les hypers et supermarchés ont perdu plus de 300 millions d’euros

Lors des deux week end de manifestation des gilets jaunes, les parking de nombreux hypermarchés étaient vides

Lors des deux week end de manifestation des gilets jaunes, les parking de nombreux hypermarchés étaient vides - Richard Bouhet - AFP

Selon le cabinet Iri, les manifestations des gilets jaunes, touchent lourdement les hypermarchés et supermarchés qui affichent un manque a gagner total de 315 millions d’euros lors des week-end du 17 et du 24 novembre.

Blocage des routes, des ronds-points, mais aussi des parkings des grandes surfaces. L'addition est de plus en plus salées pour les supermarchés et les hypermarchés qui, impuissants, regardent grimper le manque à gagner de leurs enseignes. Dans une étude d'IRI dévoilée par LSA, il s'élève désormais à 315 millions d'euros pour 7500 magasins.

Ce montant se réparti entre le week-end du 17 novembre lors duquel les magasins ont perdu 142 millions d'euros, et celui du 24 novembre, celui du Black Friday, avec 173 millions d’euros. Ces montants ont été obtenus en comparant les ventes sur la même période de 2017 qui bénéficiaient des hausses de ventes du Black Friday. Cette fois, l'opération de promotion a fait chou blanc.

Chiffres Grandes surfaces IRI
Chiffres Grandes surfaces IRI © IRI

Au départ, le malheur des uns a fait le bonheur des autres. En effet, les clients ont lâché les hypermarchés pour se reporter sur des magasin plus petits, mais plus proches des zones urbaines. C'est ce qu'il s'est produit le 1er week-end. A ce moment, les petits magasins (entre 1200 et 400 m2) ont affiché une progression des ventes de 2,9%. Mais lors du second, cette bascule ne s'est pas faite ce qui a alourdi le manque à gagner.

Le phénomène devrait encore s'amplifier lors de l'acte 3 du mouvement qui se tiendra lors du week-end du 1er décembre. Le manque à gagner risque d'être bien plus important car s'y ajoutera les ventes des magasins spécialisés (meubles, jardinage, jardinerie...) et des boutiques des centres commerciaux.

Pascal Samama