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550 euros: la dépense moyenne supplémentaire des Français en carburant cette année

Selon les calculs du cabinet Astarès, pour les ménages c'est un repli annuel moyen du pouvoir d'achat de 1,4%.

Rien ne semble pouvoir stoppper l'envol des prix de l'essence à la pompe, alimenté par la hausse des cours de l'or noir et la situation géopolitique. Si le gouvernement prépare de nouvelles mesures d'urgence pour les ménages et les entreprises, en 2022, l'impact sur le pouvoir d'achat des Français sera clairement sensible.

Le cabinet Astarès a sorti sa calculette et a estimé la dépense moyenne supplémentaire annuelle pour les foyers.

"Si le prix du carburant se maintenait à son niveau actuel sur l’ensemble de l’année 2022, il en résulterait une dépense supplémentaire d’environ 550 euros par ménage sur l’ensemble de l’année 2022 (par rapport aux dépenses de carburant en 2021), soit une baisse de pouvoir d’achat de -1,4%", peut-on lire dans une note.

Les plus modestes et les ruraux sont les plus touchés

Evidémment, il s'agit d'une moyenne, il y a donc de fortes disparités en fonction des niveaux de revenus mais aussi du lieu d'habitation.

Essence: montant supplémentaire dépensé en 2022 par les foyers
Essence: montant supplémentaire dépensé en 2022 par les foyers © Astarès
"L’effet est particulièrement violent pour les ménages les plus modestes qui verront leur pouvoir d’achat se contracter de -2,4% (+ 310 euros de dépenses sur l’année) alors que la baisse de pouvoir d’achat sera de -0,8% pour les ménages les plus aisés (+680 euros de dépenses sur l’année)" estime Astarès.

"Les ménages ruraux, plus dépendants de la voiture, subiront une contraction de -2,0% de leur pouvoir d’achat (+690 euros de dépenses), contre une baisse limitée à -0,9% en région parisienne (+390 euros de dépenses)" poursuit le cabinet.

En réalité, la dépense supplémentaire est particulièrement forte dès que l'on sort des grandes villes. Elle atteint 640 euros dans les villes de moins de 50.000 à moins de 200.000 habitants. Soit un pouvoir d'achat en recul de 1,8 à 1,9%.

Rappelons que face à cette flambée, le gouvernement a promis des mesures ciblées pour les ménages et les entreprises, mesures qui devraient être présentées la semaine prochaine à travers le "plan de résilience économique".

Pour les ménages, le gouvernement ne semble pas encore avoir tranché entre un nouveau chèque inflation, le relèvement du barème kilométrique ou une autre mesure de soutien. Une chose sûre, elle sera déployée rapidement, assure le gouvernement.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business