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Borne: la réforme des retraites n'est pas dans l'agenda social

"Je ne sais pas de quoi seront faits les prochains mois", admet la ministre du Travail Elisabeth Borne

"Je ne sais pas de quoi seront faits les prochains mois", admet la ministre du Travail Elisabeth Borne - Bertrand GUAY © 2019 AFP

La ministre du Travail a présenté aux partenaires sociaux les modifications de la réforme de l’assurance chômage. Elle défend la nécessité de changer le système actuel.

La réforme des retraites n'est pas dans l'agenda social des prochaines semaines, selon la ministre du Travail Elisabeth Borne, alors qu'une conférence de dialogue social doit se tenir avec les partenaires sociaux le 15 mars à Matignon.

"Aujourd'hui, la priorité c'est de gérer la crise et d'en sortir. C'est une réforme nécessaire mais elle doit se faire dans le dialogue social. Pour cela, il faut que le contexte ait évolué", déclare la ministre dans un entretien au Parisien mis en ligne mardi soir.
"Je ne sais pas de quoi seront faits les prochains mois. On verra en fonction de l'évolution de la situation. À ce stade, il n'y a pas de rencontre à ce sujet prévu dans l'agenda social", ajoute-t-elle.

"Baisse des cotisations et dépenses supplémentaires"

La ministre juge par ailleurs "qu'il serait normal qu'on isole la dette Covid, y compris pour l'assurance chômage" car "cette dette a été créée dans des circonstances particulières avec la baisse des cotisations et des dépenses supplémentaires".

L'Unédic, qui prend en charge un tiers du financement de l'activité partielle, estime l'impact lié à la crise économique entre 2020 et 2022 sur ses finances à près de 39 milliards d'euros.

Mme Borne, qui a présenté mardi les arbitrages de l'exécutif pour adapter la réforme de l'assurance-chômage à la crise, entend mener à partir d'avril une réflexion sur la gouvernance de l'Unédic, qui gère paritairement l'assurance chômage.

"Nous avons montré ces derniers mois que nous savions construire ensemble et que le dialogue social est utile. Nous devons réfléchir ensemble à un système où chacun à sa place, l'Etat, les partenaires sociaux, le Parlement", explique-t-elle, en excluant de nationaliser l'assurance chômage.
PS avec AFP