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Bertrand Camus, Suez: "il y aura un projet alternatif" à l'offre de Veolia

Sur BFM Business, le directeur général du géant de l'eau et des déchets s'attache à démontrer que les jeux ne sont pas faits. Les fonds Ardian et Antin ne seraient pas les seuls intéressés.

Suez multiplie les initiatives pour contrer les appétits de Veolia qui a déjà racheté les 29,9% d'Engie dans le spécialiste de l'eau et des déchets et qui compte lancer une OPA sur le reste du capital.

Outre une procédure en justice qui a gelé temporairement la cession des 29,9% et l'envoi d'huissiers chez Veolia, Engie et Meridiam après une requête déposée devant le tribunal de commerce de Nanterre, Suez cherche toujours des scénarios alternatifs pour contrer Veolia.

Et pour Bertrand Camus, directeur général de Suez, les jeux ne sont pas faits. Invité du Grand journal de l'éco, le dirigeant affirme que:

"Suez déclanche beaucoup d'intérêt de la part d'investisseurs à la fois Français et internationaux. Nous sommes à la recherche d'un projet qui permette de continuer cette formidable aventure industrielle".

Prochain rendez-vous à l'AG du printemps prochain

On a beaucoup évoqué des pistes de reprises de certaines activités par les fonds Ardian et Autin mais pas de reprise globale. "Il y a plusieurs options pour sortir de cette situation et on aura l'occasion d'en parler dans les mois qui viennent, la prochaine assemblée générale au printemps est la date de rendez-vous", poursuit Bertrand Camus.

A ce moment, le directeur général promet "des options en termes de structure et des investisseurs en face". Et de préciser "qu'un découpage ne représente pas un projet qui permette de continuer le déploiement de la stratégie Suez 2030. Notre objectif c'est de trouver un ensemble d'actionnaires qui permettent de continuer le développement de Suez tel que nous l'avons défini".

Et de répéter que Suez "a des investisseurs intéressés" autres que Ardian et Autin, "oui, c'est très ouvert" et "il y aura un projet alternatif" que l'on comprend donc comme global, "sur les structures que nous étudions", botte en touche Bertrand Camus.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business