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20% des Français sont à découvert tous les mois

Un Français sur deux est à découvert au moins une fois par an.

Un Français sur deux est à découvert au moins une fois par an. - cocoparisienne- CC

Selon une étude réalisée par Panorabanques pour le Parisien, un Français sur deux est à découvert au moins une fois par an. Et les banques le font souvent payer cher.

Ce n'est pas une pratique nouvelle, les Français sont finalement habitués à utiliser le découvert autorisé par la banque. Selon une étude réalisée par Panorabanques pour le Parisien, un Français sur deux est à découvert au moins une fois par an et deux sur dix le sont même tous les mois.

Un chiffre qui est plutôt stable par rapport à l'année dernière, signe que la crise n'a pas encore trop frappé le portefeuille des Français. L'année dernière, la même étude donnait ainsi des chiffres proches, voire légèrement inférieurs puisque 57% des sondés étaient à découvert au moins une fois par mois.

Et en regardant dans le rétroviseur, la situation était pire, il y a quelques années. En 2016, Panorabanques annonçait dans son étude que 61% des Français étaient à découvert au moins une fois par et 25% l'étaient au moins une fois par mois.

Ces "chers" frais de gestion

Selon l'étude 2020, le découvert autorisé s'élève à "235 euros en moyenne sur dix jours par mois, cinq fois par an". Et ce sont souvent les plus fragiles - les jeunes et les faibles salaires - qui sont le plus exposés.

D'autant que les banques font généralement payer cher le fait d'être dans le rouge: 10 euros en moyenne en frais de gestion pour les banques traditionnelles. "La facture des clients les plus fragiles cumulant irrégularités sur irrégularités peut rapidement atteindre plusieurs centaines d'euros par an," prévient Laure Prenat, directrice générale du comparateur au Parisien. La facture est bien moins élevée avec les banques en ligne.

Surtout, la situation pourrait bien empirer brutalement en 2021. Pour le moment, le gouvernement maintient à flot l'économie grâce aux aides aux entreprises et au chômage partiel. Mais la fin progressive de ces subventions devrait entrainer une vague de faillites, avec des impacts évidents sur l'emploi.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business