BFM DICI

"Pour un début juin, c'est très fort": à Serre-Ponçon, les touristes sont déjà nombreux

Alexis Aubespin, directeur de l'office de tourisme de la commune, a fait état ce jeudi d'un fort engouement des vacanciers pour les Alpes du Sud.

Paralysé par la crise sanitaire, le monde du tourisme compte bien sur l'été pour se refaire une santé. Alors que les restrictions en vigueur varient d'un pays à un autre, de nombreux français ont fait le choix de passer leurs vacances sur le territoire national. Et notamment dans les Alpes du Sud, autour du lac de Serre-Ponçon.

"Les taux d'occupation n'ont jamais été aussi élevés pour un début de mois de juin, s'est réjoui Alexis Aubespin, directeur général de l'office de tourisme de Serre-Ponçon, ce jeudi sur BFM DICI. C'est assez clair. On est sur un été qui est au-dessus de 55% de taux d'occupation. Pour un début juin, c'est très fort."

Un chiffre voué à grimper au fil des semaines, prévoit l'intéressé. "On sait également que des études ont été menées. Sur les Français qui partiront en vacances, plus de la moitié se décideront deux semaines avant leur séjour", a-t-il ajouté.

Gérer les flux

Cette forte fréquentation posera la question de la gestion des flux. "Il va falloir qu'on sache orienter sur des sites qui sont un peu moins 'hotspot', qui sont peut-être moins connus mais qui ont une valeur touristique tout à fait raisonnable", souligne Alexis Aubespin.

Outre le bien connu pic de Morgon, "on peut aller faire le lac de Sainte-Marguerite-aux-Orres, on peut monter en haut du Pouzenc. Il y a pas mal de randonnées qui sont très sympa", selon le directeur de l'office de tourisme.

Les événements sportifs "plus faciles à organiser"

Crise sanitaire oblige, l'été sera malgré tout amputé d'une partie des événements habituels. La "Faites du lac", par exemple, est annulée. "Un coup dur", concède Alexis Aubespin. Le "Trad'in" et le "Swim and Run" ne reviendront eux non plus pas avant l'année prochaine.

"La saison va commencer avec le triathlon M d'Embrun. Ça, c'est a priori acté", a-t-il néanmoins indiqué, faisant remarquer que les événements sportifs étaient "plus faciles à organiser" car l'effet de foule y est moindre.

S'agissant des "Mercredis de feu", la question reste pour l'heure en suspens.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions