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Gap: l'analyse des eaux usées souligne une circulation "élevée" du Covid-19

Image d'illustration - Analyse d'eaux usées pour détection de SARS-CoV-2

Image d'illustration - Analyse d'eaux usées pour détection de SARS-CoV-2 - BFMTV

Depuis début février, la ville de Gap a mis en place une analyse hebdomadaire de ses eaux usées pour détecter la présence du coronavirus.

Depuis près de deux mois, la ville de Gap (Hautes-Alpes) a rejoint le dispositif, mis en place par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, d'analyses des eaux usées. Les prélèvements, qui sont effectués chaque semaine, ont pour "objectif de détecter et d’anticiper la propagation du virus en déterminant un taux de portage, dont l’évolution permet d’établir la progression de la Covid-19", explique la municipalité dans un communiqué.

"Les derniers prélèvements effectués à la station d’épuration de Gap montrent une forte progression de la concentration en virus des eaux usées", précise-t-elle. En effet, les derniers prélèvements, qui datent du 29 mars révèlent un niveau de circulation du virus "élevé" avec 1277 copies/ml. La semaine d'avant, le 22 mars, le niveau s'élevait à 325 copies/ml, 116 le 15 mars et 164 le 9 mars. En tout début de mois, le 2 mars, ce niveau était de 325 copies/ml.

Une concentration multipliée par 10 en quinze jours

"La concentration a été multipliée pratiquement par quatre en une semaine et par plus de dix en quinze jours", a souligné la ville. Au-delà de 1500 copies/ml, le niveau de circulation du virus dans les eaux usées est considéré comme étant "très élevé".

Via son communiqué, le maire de Gap, Roger Didier a lancé "un nouvel 'appel à la responsabilité des Gapençais'".

"Je peux entendre le sentiment de lassitude d'une partie de mes concitoyens, après plus d'un an de restricitons sanitaires, mais nous devons rester extrêmement vigilants", a plaidé l'édile.

"Je constate un certain relâchement dans le port du masque et dans le respect des gestes barrières. Nous sommes tous avides de pouvoir retrouver une vie sociale normale, mais cela nécessite encore des efforts. C’est à ce prix-là que nous pourrons envisager un été plus serein et des rendez-vous festifs (...)”, a-t-il ajouté.

Dans les Hautes-Alpes, le taux d'incidence a atteint jeudi 432 cas pour 100.000 habitants jeudi, soit au-dessus de la moyenne nationale.

Fanny Rocher