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Crise au Chicas: Oliver Véran ne rencontrera pas les élus, le maire de Gap fait part de sa "déception"

Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 24 mars 2021 à Paris

Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 24 mars 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Roger Didier, le maire de Gap espérait rencontrer le ministre de la santé Olivier Véran pour évoqué la crise du Chicas, lors de sa venue à Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence, ce vendredi.

Le ministre des solidarités et de la santé est à Manosque ce vendredi. Olivier Véran doit visiter le centre vaccination de la ville et évoquer la situation sanitaire du département. Les élus et notamment le maire de Gap, également président du conseil de surveillance du Centre Hospitalier des Alpes du Sud (Chicas), espérait profiter de la venue du ministre pour évoquer la crise qui ébranle le centre hospitalier.

Mais la rencontre n'aura pas lieu. "J'ai reçu en fin d'après-midi un appel d'un conseiller du ministre me disant que l'emploi du temps d'Olivier Véran était trop contraint et qu'il ne pourrait pas nous recevoir", déplore le maire de Gap, Roger Didier, dans un communiqué.

"Peu de considération" pour les élus locaux

"Nous souhaitions pouvoir expliquer notre inquiétuce en ce qui concerne une situation particulièrement délétère et dangereuse aussi bien pour les salariés du Chicas que pour l'ensemble de la population des Alpes du Sud", indique également le maire. Ce dernier fait part de sa "grande déception" et se désole du "peu de considération dans laquelle sont tenus les élus locaux".

Le 1er avril dernier, Roger Didier et le maire de Sisteron Daniel Spagnou avaient transmis un courrier recommandé au ministère pour alerter le ministre sur un "contexte très dégradé" à l'hôpital de Gap. "Nous vous appelons à prendre toute initiative relevant de vos prérogatives pour mettre un terme à cette situation" écrivaient les élus dans ce courrier.

Manifestation ce vendredi devant le Chicas

Depuis plusieurs semaines, une grave crise interne bouscule le centre hospitalier. En cause, le retour du Dr Raouf Hammami suspendu depuis deux ans, chirurgien qui avait dénoncé les pratiques du Dr Norotte. Le retour du Dr Hammami a provoqué une levée de boucliers au sein des soignants, ces derniers accusent le médecin de harcèlement et de "menaces".

Selon un collectif de soignants, une trentaine de médecins et soignants sont en arrêt maladie, plus de 500 consultations et 200 interventions ont dû être annulées ou reportées. Une nouvelle manifestation doit se tenir ce vendredi devant l'hôpital.

Loïc Bongeot