BFM Auto

Prime à la conversion: les super-primes à 4000 euros font un carton

IMAGE D'ILLUSTRATION - Au salon automobile de Genève (Suisse) s'exposent de nombreuses nouveautés hybrides et électriques pour remplacer les véhicules les plus anciens.

IMAGE D'ILLUSTRATION - Au salon automobile de Genève (Suisse) s'exposent de nombreuses nouveautés hybrides et électriques pour remplacer les véhicules les plus anciens. - Harold CUNNINGHAM / AFP

60.000 primes à la conversion ont été signées depuis janvier, à 90% pour mettre à la casse une voiture diesel. Malgré des difficultés de mise en place, une prime sur trois est une super-prime de 4000 euros.

Le succès de le prime à la casse ne se dément pas. Selon des chiffres du ministère de la Transition écologique et solidaire, 60.000 dossiers de primes à la conversion ont été déposés entre le 1er janvier et le 3 mars. "A ce rythme nous allons dépasser les 300 000 dossiers, comme en 2018, alors que nous avions tablé sur 150 000 demandes cette année", nous explique un porte-parole du ministère. Un tiers des dossiers déposés ouvre la possibilité d’une "super-prime", selon ces mêmes chiffres.

Un tiers de "super-primes"

En 2019, le dispositif de la prime à la conversion (1000 à 2500 euros de subvention à l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion récent) a en effet évolué, avec l’instauration d’une "super-prime" de 4000 euros. Elle s’adresse d’une part aux gros rouleurs, qui effectuent plus de 60 kilomètres par jour pour se rendre sur leur lieu de travail, et, d’autre part, aux 20% de ménages les plus modestes. Comme lors du lancement de la prime début 2018, la mise en place de cette super-prime a un peu patiné au démarrage.

"Pour les "super-primes", les portails pour déposer les demandes ont ouvert le 11 février pour les particuliers et le 1er mars pour les concessionnaires, nous confie-t-on au ministère. Du 11 février au 3 mars, 1239 demandes de primes gros rouleurs et 1946 demandes de primes par les ménages les plus modestes ont été reçues. Au 3 mars, 1567 demandes de super-primes ont été acceptées". Sur 20.000 dossiers annoncés par le ministère, il y a donc encore un peu d’attente pour les bénéficiaires.

"Nous n’aurons plus de retard de paiement"

Certains concessionnaires avaient alerté dès le mois dernier sur l’usine à gaz que représentait la surprime à la conversion. 70% des concessionnaires répondaient alors au magazine Autoplus qu’ils ne voulaient pas avancer la prime. Pour d’autres, les critères d’attribution sont tellement complexes, qu’il est difficile d’orienter correctement les clients. Des critiques que le ministère semble avoir entendu.

"Nous allons simplifier l’information et l’usage de nos sites internet pour que personne ne puisse se tromper sur les critères, et surtout fasse le meilleur choix d’automobile pour ses usages, et pour la planète. Nous voulons éviter que des gens achètent un véhicule et ensuite se rendent compte qu’ils ne rentraient pas dans un des critères, précise un porte-parole. Cette année, nous n’aurons plus de retard de paiement car nous n’aurons plus à attendre les rentrées de malus pour payer les primes, ces dernières sont payées directement par le budget du ministère de la transition écologique".

Pauline Ducamp