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Prime à la conversion: l’Etat a reçu 300.000 demandes en 2018

Le ministre de la Transition énergétique François de Rugy, descendant d'une voiture électrique début octobre à Paris.

Le ministre de la Transition énergétique François de Rugy, descendant d'une voiture électrique début octobre à Paris. - ERIC PIERMONT / AFP

Alors que la question de la transition écologique est plus que jamais cruciale, les bons chiffres de la prime à la conversion pour 2018 tombent à pic.

La prime à la conversion a rencontré un vrai succès en 2018, si l’on en croit les chiffres annoncés par le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy dans une interview accordée au journal Le Parisien: "Environ 300 000 demandes de primes à la conversion ont été faites en 2018. Près de 250 000 ont d’ores et déjà été acceptées et 202 000 payées". Ces chiffres sont donc encore meilleurs qu’attendus, car selon des informations récoltées par BFM 268.843 primes à la conversion avaient été déposées au 20 décembre dernier.

"En un an, l’Etat aura donc versé 500 millions d’euros pour aider les Français à changer leur vieille voiture". Et le gouvernement ne compte donc pas s’arrêter en si bon chemin parce que le budget prévu pour 2019 s’élève à 600 millions d’euros, avec le bonus pour les ménages modestes annoncé en fin d’année dernière.

Prime doublée pour les ménages les plus modestes

Le ministre a rappelé que la prime à la conversion classique est maintenue et reste d’un montant de 1.000 euros pour les ménages imposables et de 2.000 euros pour les non-imposables (voire 2.500 euros si ces derniers investissent dans un véhicule électrique neuf) "avec des conditions renforcées pour garantir que les véhicules achetés grâce à la prime sont vraiment écologiques".

Et cette prime sera doublée pour les "20% de ménages aux revenus les plus modestes et les salariés non imposables contraints de faire au moins 60km aller-retour pour se rendre à leur travail". Elle atteindra donc 4.000 euros voire 5.000 euros si la nouvelle voiture achetée est électrique ou hybride rechargeable.

Les conditions d’éligibilité inchangées

Les autres conditions d’éligibilité à la prime à la conversion n’évoluent pas. Pour les véhicules "mis au rebut", sont concernés tous les véhicules essence immatriculés avant 1997. Pour les véhicules diesel, sont éligibles les véhicules immatriculés avant 2001 pour les ménages non imposables et avant 2006 pour les ménages imposables. Enfin, pour bénéficier de la prime, il faut que le véhicule, neuf ou d’occasion, achetée ait l’étiquette Crit’Air 1 ou 2, c’est-à-dire que son taux d’émission de CO2 est inférieur ou égal à 130g/km.

Hugo Baudino