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Voici la première Mini 100% électrique, la Mini Cooper SE

La marque britannique dévoile ce mardi son premier véhicule 100% électrique, la Cooper SE. Elle conserve l’allure d’une Mini moderne, avec jusqu’à 270 kilomètres d’autonomie.

Mini passe à l’électrique. Le constructeur britannique dévoile ce mardi sa première voiture zéro émission, la Cooper SE. Si elle reprend le design best-seller de l’actuelle Mini, la Cooper SE se positionne avant tout comme un véhicule premium, face à la future Volkswagen ID3 et à la Tesla Model 3.

270 kilomètres d'autonomie

Disponible à partir de 32.900 euros en France, hors bonus déduit, soit un prix inférieur à celui de ces deux concurrentes, elle revendique une autonomie un peu plus modeste, entre 230 et 270 kilomètres.

Elle ne dispose en effet pour l’instant que d’un pack batterie lithium-ion de 32 kWh, quand la dernière Zoé embarque une batterie de 52kWh, pour une autonomie de 390 kilomètres. La marque insiste cependant dans son communiqué sur une conduite "à pédale unique", c’est-à-dire que le conducteur ne freine pas, et mise sur la récupération de l’énergie au freinage.

Cette Mini électrique revendique une autonomie un peu plus modeste, que ses concurrentes, entre 230 et 270 kilomètres. Elle ne dispose en effet pour l’instant que d’un pack batterie lithium-ion de 32 kWh.
Cette Mini électrique revendique une autonomie un peu plus modeste, que ses concurrentes, entre 230 et 270 kilomètres. Elle ne dispose en effet pour l’instant que d’un pack batterie lithium-ion de 32 kWh. © BMW

Comme elle est estampillée Cooper, la griffe sportive de Mini, la marque met en avant des performances dynamiques, mais bien adaptée à la conduite urbaine. Mini affiche ainsi un temps de 3,9 secondes pour abattre le 0 à 60km/h, pour une puissance de 184 chevaux. Le moteur provient de la BMW i3S, version plus sport de la petite BMW électrique. Cette dernière devrait d'ailleurs disparaître avec la mise sur le marché de la Mini électrique. 

Un intérieur encore plus numérique

En dehors du gros logo jaune en forme de prise, de l’absence de grille de calandre à l’avant et de pots d’échappement à l’arrière, difficile de distinguer cette Cooper SE d’une Copper classique. Mini a conservé le look de la dernière génération de ses voitures, en version 3 portes, avec cependant un petit clin d’œil à l’histoire.

En courant continu, la Mini Cooper SE supporte la charge rapide jusqu'à 50 kW.
En courant continu, la Mini Cooper SE supporte la charge rapide jusqu'à 50 kW. © BMW

Nouveauté aussi à l'intérieur, cette Mini électrique reçoit pour la première fois un écran à la place des compteurs derrière le volant. Une petite touche de modernité qui permet notamment d'afficher l'autonomie restant de la batterie.

Mini Cooper SE
Mini Cooper SE © BMW

Un clin d'oeil historique

La Cooper SE a en effet repris les coloris gris et jaune déjà vus sur le concept MINI E. Produit il y a 10 ans, ce concept avait servi de base de développement à la future gamme de BMW, le propriétaire de Mini. Ce prototype avait été laissé pendant 6 mois à plus de 500 Européens pour étudier leur comportement avec une voiture électrique. Ils étaient ensuite nombreux à avoir voulu garder les prototypes, ce qui n’avait pas été possible.

Autre clin d’œil de l’histoire, la présentation de cette première Mini électrique intervient alors que la marque britannique célèbre cette année les soixante ans de son premier modèle, conçu par Alec Issigonis en 1959 pour répondre aux besoins d'une population britannique démoralisée par la crise de Suez et en mal de voitures bon marché. Dans les années 2010, la marque se range clairement dans la catégorie des véhicules premium.

La Mini électrique sera produite à Cowley (ouest de Londres) à partir de la fin 2019, sur les mêmes chaînes de production que les modèles à propulsion conventionnelle, avec de premières livraisons prévues en mars 2020. La batterie du véhicule sera produite sur le site BMW de Dingolfing, en Bavière (sud de l'Allemagne).

Pauline Ducamp, avec Julien Bonnet