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Macron: les 80km/h "si ça ne marche pas, on ne continuera pas"

Si elle ne fonctionne pas d'ici 2 ans, la baisse de la vitesse à 80km/h pourra être abandonnée, a expliqué ce jeudi Emmanuel Macron.

Si elle ne fonctionne pas d'ici 2 ans, la baisse de la vitesse à 80km/h pourra être abandonnée, a expliqué ce jeudi Emmanuel Macron. - AFP

La vitesse baissera bien le 1er juillet à 80km/h sur l’ensemble des routes secondaires en France. Mais le Président de la République annonce qu’un bilan sera tiré d’ici 2 ans, et que la mesure pourra alors être amendée, voire abandonnée.

Emmanuel Macon a confirmé ce jeudi, lors d’une interview sur TF1, que la vitesse baissera bien à 80km/h le 1er juillet, sur l’ensemble des routes secondaires sans terre-plein central, surtout des départementales et nationales.

"De petites expérimentations ont été menées et ont montré que c’était efficace, a affirmé Emmanuel Macron. Notre sang s’est échauffé sur cette affaire, les Français, ça les ennuie que l’on régule la route".

Le Président voit cependant cette baisse comme une expérimentation à plus grande échelle. D’ici 2 ans, un bilan sera tiré. Si la mesure se montre efficace, avec une baisse réelle du nombre de morts, elle sera pérennisée. Si elle se montre peu efficace, elle sera abandonnée. "Si ca ne marche pas, on ne continuera pas", a conclu Emmanuel Macron.

Un fond avec l'argent des amendes

Les départements pourront également reprendre la main, ce qu’ils demandent depuis des mois. Si la baisse de la vitesse se montre efficace dans certains départements, mais non dans d’autres, alors les conseils généraux pourront reprendre la main sur les limitations de vitesse. Certains conseils généraux, comme la Corrèze ou la Haute-Loire, ont déjà voté le maintien des 90km/h sur leurs routes. Le Premier Ministre avait déjà donné rendez-vous au 1er juillet 2020 pour évaluer l’impact de cette mesure.

Autre annonce du Président de la République: l’argent des amendes perçus pour les excès de vitesse sur ces routes sera intégralement reverser à des hôpitaux soignant les blessés de la route. Cette mesure avait également déjà été annoncée par Edouard Philippe, lors de son discours concernant la politique de sécurité routière le 9 janvier. Ce week-end, les associations d'automobilistes et de motards appellent leurs adhérents à manifester sur les routes contre cette baisse de la vitesse. 

Pauline Ducamp