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Les prix des carburants continuent de baisser en France

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Les prix moyens dans les stations-services ont continué de baisser la semaine dernière. Le prix du gazole, carburant le plus vendu, passe sous 1,20 euro le litre.

Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service en France ont poursuivi leur baisse la semaine dernière, suivant le plongeon des cours du brut dans le contexte de crise sanitaire.

Baisse de 1,91 centime du gazole

Le prix du gazole, carburant le plus vendu, valait 1,1941 euro par litre, en baisse de près de 2 centimes par rapport à la semaine précédente, selon les dernières données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

L'essence super sans plomb 95 s'est vendue à 1,2451 euro, en recul de 1,70 centime. Quant au SP95-E10, qui contient jusqu'à 10% d'éthanol, il a également perdu 1,70 centime, à 1,2344 euro. Enfin, le SP98 était vendu 1,3165 euro, en baisse de 1,97 centime.

Les stations les moins chères: 1,084 euro le gazole

S'il s'agit des prix moyens, certaines stations affichent logiquement des prix plus faibles. Comme la semaine dernière, c'est l'Intermarché de Pinsaguel (Lot-et-Garonne) avec un gazole à 1,084 euro le litre qui affichait le tarif le plus bas ce lundi d'après le comparateur de prix mon-essence.fr.

Pour l'essence, en E10, le tarif le moins cher se retrouve aussi dans la cette même enseigne de la grande distribution, à Boos (Seine-Maritime), à 1,074 euro le litre.

Des stations en danger

Les cours du pétrole se sont effondrés avec la pandémie de covid-19, qui fait chuter la demande avec le ralentissement de l'activité économique, notamment dans les transports. Mais il y aura une limite à la baisse des prix à la pompe, préviennent les professionnels.

"Il y a à peu près 85 centimes de taxes par litre dans le prix du gazole: le poids des taxes amortit les variations, que ce soit à la hausse ou à la baisse", expliquait récemment à l'AFP Olivier Gantois, président de l'Union françaises des industries pétrolières (Ufip).

Certaines stations vivent mal la situation, dans ce contexte de déplacements réduits, avec de nombreuses entreprises qui pourraient mettre la clé sous la porte.

Julien Bonnet, avec AFP