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Le port du masque obligatoire à partir du 11 mai dans les taxis et VTC

Le port du masque le sera aussi dans les VTC et les taxis qui ne disposent pas de vitres en plexiglas.

Le port du masque le sera aussi dans les VTC et les taxis qui ne disposent pas de vitres en plexiglas. - BFM Paris

C’est l’une des nombreuses annonces du Premier ministre Edouard Philippe: le port du masque sera obligatoire dans les VTC et taxis à partir du 11 mai.

Obligatoire dans les transports en commun à partir du 11 mai, le port du masque le sera aussi dans les VTC et les taxis qui ne disposent pas de vitres en plexiglas. C’est l’une des annonces faites par le Premier ministre Edouard Philippe ce mardi, lors de la présentation du plan de déconfinement du gouvernement à l’Assemblée nationale.

"Les bus scolaires circuleront à moitié-vide, avec obligation de port du masque pour les collégiens et les chauffeurs. Le port du masque sera également obligatoire dans les taxis et les VTC qui ne disposent pas de protection en plexiglas", a détaillé le Premier ministre.

Des chauffeurs satisfaits par cette annonce

Cette annonce est plutôt bien accueillie du côté des professionnels et qui rassure les clients.

"Il a raison, il faut, explique à BFM Paris Arezki Brettouche, chauffeur de taxi. Surtout que le 11 mai, il y aura beaucoup de sorties, on ne sait pas si les gens sont malades ou pas. C’est juste, c’est normal".

De nombreux chauffeurs portent déjà le masque et appliquent bien entendu les gestes barrière. "Moi, je mets mon masque, je ne touche pas les bagages", explique ainsi Maurice Lougogo, lui aussi chauffeur de taxi.

Certaines compagnies de taxi et de VTC ont déjà anticipé une reprise plus importante de l’activité avec le déconfinement progressif. Ainsi, la compagnie de taxi G7 (9000 taxis en Ile-de-France) a proposé l'installation des protections en plexiglas à partir de la mi-avril.

Où trouver des masques?

Le week-end dernier, Uber a également annoncé que ce type de protection pourrait être installé dans les véhicules de ses chauffeurs, avec une aide financière. Installer une protection en plexiglas coûte environ 70 euros. Uber a également annoncé que "350.000 masques chirurgicaux seront distribués aux chauffeurs VTC".

La disponibilité des masques reste cependant un point crucial pour les chauffeurs. "Reste à en trouver, poursuit Arezki Brettouche. C’est compliqué". "Il faut en distribuer, ajoute Maurice Lougogo. Si les gens n’ont pas de masque, je crains une nouvelle vague".

Ainsi, certains chauffeurs en proposent déjà à leurs clients. "Nous avons fait face comme tout le monde à ce manque de masques, c’est bien à nous de les fournir, explique à BFM Grand Lille Mohamed, chauffeur de taxi. Pour l’instant, la demande de clients que nous avons n’est pas énorme, cela peut donc être gérable". 

Le port du masque obligatoire devrait donc venir s'ajouter aux mesures prises depuis le début du confinement, et qui ont permis aux chauffeurs de taxis et de VTC de poursuivre leur activité, même fortement ralentie: nettoyage quotidien des véhicules, deux passagers maximum et à l'arrière ou encore une aération régulière des voitures.

Pauline Ducamp