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Le contrôle technique bientôt plus sévère pour les diesel

A partir de 2018, le contrôle technique mesurera les niveaux des émissions de polluants des moteurs diesel.

A partir de 2018, le contrôle technique mesurera les niveaux des émissions de polluants des moteurs diesel. - AFP - Fred Tanneau

A partir de 2018, le nouveau contrôle technique sera plus sévère pour les véhicules à motorisation diesel. Un contrôle des émissions de cinq polluants entrera en vigueur, contrôlant notamment les émissions de particules et de Nox.

L’étau se durcit autour des véhicules diesel. Le quotidien Les Echos révèle ce matin que le décret qui introduit des dispositions environnementales dans le contrôle technique paraitra dans les prochains jours. Il prévoit notamment l'entrée en vigueur en 2018 d'un "diagnostic 5 gaz".

Ce nom un peu barbare signifie que les émissions polluantes de cinq natures seront désormais mesurées lors du contrôle technique: le monoxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés, le dioxyde de carbone et d'oxygène, les particules fines et les fameux oxydes d'azote (NOx), devenus célèbres suite à l’affaire Volkswagen. Jusqu’à présent, les émissions de polluants sont mesurées à l’homologation de la voiture, mais aucun contrôle n’est ensuite effectué au cours de la vie de la voiture diesel.

Avec quels dispositifs de contrôle?

Charge désormais aux centres qui font passer le contrôle technique de s’équiper d’appareils de mesures. A partir du 1er septembre, l’organisme de tests et homologation UTAC testera dans un premier temps plusieurs dispositifs techniques pour mesurer les oxydes d’azote, afin de définir ensuite celui qui sera installé dans tous les centres techniques. Deux solutions existent: un système sur bancs, très onéreux mais très fiable, et un système portatif, qui devrait avoir les faveurs des autorités en raison de son rapport coût/qualité des prestations. Restent enfin à définir les procédures de tests pour les quatre autres polluants.

Ce durcissement du contrôle technique pèsera surtout sur les plus vieux véhicules, déjà ciblés par l’interdiction de circuler dans les rues de Paris au 1er juillet et les pastilles mises en place à la même date par le ministère de l’Environnement. Retirer les véhicules diesel les plus anciens, donc les plus polluants, de la circulation permettrait de réduire la pollution. L’âge moyen du parc est de 8,7 ans (chiffres les plus récents datant de 2015 fournis par le CCFA). 62,4% des 31,8 millions de voitures particulières en France ont une motorisation diesel.

P. Ducamp