BFM Business

Grève: si vous optez pour le vélo, nos conseils pour acheter le bon

-

- - Martin BUREAU / AFP

Lassé des transports en commun rares et pris d'assaut depuis le début de la grève, vous envisagez de vous déplacer à vélo. Nos conseils pour choisir le bon cycle et s’essayer au vélotaf, le temps de la grève.

Se déplacer depuis le 5 décembre est compliqué, suite au mouvement social qui touchera les transports en commun, en Ile-de-France comme en région. Parmi les solutions pour aller travailler, certains vont choisir la petite reine. Reste maintenant à trouver le bon vélo pour un néo-cycliste.

> Ne pas trop compter sur les vélos en libre-service

C’est la solution la plus évidente, pour qui ne possède pas de vélo. Mais si les opérateurs devraient renforcer leur offre le 5 décembre et les jours suivants, vous prenez le risque de n'en trouver aucun à disposition, surtout si le mouvement doit durer.

"Les vélos en libre-service risquent d’être pris d’assaut, à moins de se lever tôt", nous explique Jérôme Sorrel, auteur de Vélotaf, guide du vélo urbain.

Chaque jour, sur son compte Twitter, ce cycliste convaincu donne des conseils pour anticiper le 5 décembre et passer du métro ou de l’auto au vélo.

> Un vélo d’occasion

"Souvent, dans les caves, de vieux vélos sont inutilisés, remettez-le en état en prévision de la semaine prochaine", poursuit ainsi Jérôme Sorrel.

Si aucun vélo ne dort dans votre grenier, pas la peine d’investir des centaines d’euros, voire des milliers d’euros dans un vélo ultra-sophistiqué.

"Pour 50 à 100 euros, vous pouvez trouver un vélo très bien, d’occasion ou un vélo très simple dans les magasins de sport, ça fera l’affaire pour la grève", poursuit Jérôme Sorrel.

Le Bon Coin, mais aussi des sites spécialisés comme Troc Vélo, proposent des vélos de loisir à quelques dizaines d’euros. Une grande bourse aux vélos est également organisée ce samedi à Paris.

> Un vélo neuf tout simple

Autre solution: trouver un vélo d’occasion en magasin, ou un modèle tout simple. Décathlon ou Go Sport proposent ainsi des vélos de villes à partir de 149 euros. Plusieurs tailles sont généralement disponibles, de quoi trouver le bon destrier.

Petit conseil d’un vélo-tafeur d’expérience: n’hésitez pas à aller en magasin, car au moment de l’achat, les vendeurs préparent le vélo, et le règlent correctement. De quoi éviter d’avoir mal aux genoux après plusieurs trajets avec votre nouvelle bicyclette à la selle mal positionnée. Investissez surtout dans un modèle simple et solide, car comme le suppose notre vélo-tafeur, "logiquement, si on ne fait pas du vélo tous les jours, on ne sait pas changer une roue".

Petit conseil supplémentaire d’une vélo-tafeuse depuis un an et demi: attention au poids du vélo, quand il n’est pas électrique.

> Le vélo électrique, pas nécessaire

Qui dit simplicité exclut justement le vélo à assistance électrique.

"Un vélo électrique représente un investissement conséquent, un millier d’euros en moyenne. Or, si vous n’êtes pas sûr de faire du vélo au quotidien, mieux vaut un vélo musculaire en bon état", résume Jérôme Sorrel.

Si pédaler vous fait peur, la location d'un vélo électrique peut être la solution, soit en libre-service, soit via des services comme Veligo. Ce service de la région Ile-de-France propose une location longue durée de vélos à assistance électriques. Ce samedi, Veligo tiendra des stands dans toute la région pour présenter son activité, une semaine avant la grève du 5 décembre.

"Adaptez-vous, ne dépensez pas des fortunes pour vous mettre au vélo, en cette période de grève, résume Jérôme Sorrel. Si par la suite vous souhaitez vous mettre au vélotaf, alors seulement investissez".

Dernier conseil: n’attendez pas le dernier moment pour choisir votre nouveau vélo, ou réparer l’ancien. Les magasins de cycles risquent d’être débordés ce week-end, en particulier en région parisienne.

trois conseils pour bien débuter le vélotaf

> Une fois votre nouveau vélo déniché, pensez à vous prémunir contre le vol. "Si vous devez mettre un peu d’argent dans les accessoires, c’est dans le cadenas, explique Jérôme Sorrel. Achetez un vrai cadenas, un U bien solide".

> Ne négligez pas non plus les gants, (et les grosses chaussettes éventuellement) pour ne pas avoir froid. Des gants protègent également en cas de chute, comme un casque. Ce dernier n’est cependant pas obligatoire, mais si vous vous sentez plus en sécurité, une bombe d’équitation ou un casque de ski feront l’affaire pendant les grèves.

> Enfin, repérez votre trajet en fin de semaine ou ce week-end, pour avoir quelques repères le jour J, où beaucoup de monde risque d’emprunter les pistes cyclables.

Pauline Ducamp