BFM Business

En plein boom, le marché du smartphone reconditionné est dominé par l'iPhone

L'entreprise française de reconditionnement Recommerce publie un classement des 20 smartphones les plus plébiscités par les Français.

Le marché du reconditionnement prend de plus en plus de place dans les habitudes de consommation des Français. Cette technique, qui consiste à "recycler" un appareil electronique, permet de ne plus acheter du neuf, mais des appareils d'occasion en bon état et à moindre coût.

L'entreprise française Recommerce, spécialisée dans le reconditionnement de smartphones, publie ce 14 juin 2021 un classement des vingt smartphones reconditionnés les plus vendus par ses soins depuis janvier 2021.

Un classement dominé par Apple

Sur les 20 modèles, 14 sont des iPhones, une majorité "sans surprise" selon Augustin Becquet, directeur général de Recommerce. Alors que la marque à la pomme détient les sept premières positions avec ses modèles 7, 8 ou encore X, on trouve le Samsung Galaxy S10 en huitième position. Les marques chinoises Huawei et Xiaomi sont aussi présentes dans le classement.

Classement des meilleures ventes de smartphones reconditionnés chez Recommerce (janvier 2021 - juin 2021)
Classement des meilleures ventes de smartphones reconditionnés chez Recommerce (janvier 2021 - juin 2021) © Recommerce

Selon les chiffres de Recommerce, un Français sur trois aurait déjà acheté un smartphone d'occasion. Ce marché en pleine croissance n'est pas exempt de débat : le 10 juin 2021, les députés ont voté la création d'une redevance de 7 à 8 euros sur chaque smartphone reconditionné.

Cette redevance pour copie privée, déjà en place pour les smartphones vendus neufs, a été créée en 1985 en soutien au monde de la culture. Période où elle s'appliquait aux supports de l'époque, à commencer par les cassettes audio. Elle a pour but de prélever une commission lors de la vente de produits qui peuvent servir à copier une oeuvre, afin de rémunérer les artistes.

En 2020, cette redevance avait rapporté 273 millions d'euros au secteur de la culture, dont les trois quarts ont été distribués aux créateurs, artistes, éditeurs et producteurs.

Victoria Beurnez